Bénin: le juge d'instruction prononce un non-lieu envers Patrice Talon


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Rebondissement dans l'affaire Patrice Talon au Bénin : le juge d'instruction a prononcé vendredi 17 mai un non-lieu pour l'homme d'affaire réfugié en France et ses présumés complices emprisonnés au Bénin. Ils sont accusés de tentative d'assassinat et association de malfaiteurs pour avoir tenté d'empoisonner Thomas Boni Yayi en octobre dernier. Le juge d'instruction aurait estimé que, comme il n'y a pas eu de passage à l'acte, il n'y a donc pas d'infraction constatée de tentative d'assassinat. Le procureur de la République a aussitôt interjeté appel, de même que les avocats de l'Etat béninois. Ce revirement intervient alors que la cour d'appel de Paris doit se prononcer mercredi prochain 22 mai sur la demande d'extradition par le Bénin de Patrice Talon. Pour son avocat, maître Joseph Djogbenou, le juge n'a fait que constater la vacuité de cette affaire.

« Le juge d'instruction a rendu deux ordonnances de non lieu, dans chacune de ces affaires, relate Me Joseph Djogbenou, avocat de Patrice Talon. Dans la première affaire, il a considéré qu’il n’y a pas eu lieu à suivre en ce qui concerne l’infraction dite d’empoisonnement, pour les raisons qu’il a développées et qui l’ont conduit à ordonner la main levée des mandats qui ont été délivrés, la mise en liberté d’office des personnes qui sont en détention, notamment le docteur Cissé ainsi que la nièce du président, madame Kora Zoubérath. Dans le second dossier, il a procédé de la même manière, a constaté que les éléments n’étaient pas constitués concernant la tentative de coup d’Etat. Et il a ordonné la mise en liberté d’office des personnes en détention, notamment monsieur Dagnon et le commandant Zomahoun. Il a donc ordonné également dans ce dossier la main levée du mandat d’arrêt délivré à l’encontre de monsieur Talon. »

Nous ne sommes pas étonnés de la solution. C'est une décision courageuse du juge d'instruction...
Me Joseph Djogbenou
11-10-2013 - Par Marie-Pierre Olphand