Le Tchad confronté à un afflux de réfugiés venus du Nigeria

Village de Kinaserom, au bord du lac Tchad, d'où était originaire une partie des migrants, au Tchad.
© RFI/Sayouba Traoré

Dans les localités tchadiennes proches du lac Tchad, un millier de réfugiés ont passé la frontière, en majorité des ressortissants de pays voisins installés au Nigeria et qui fuient les violences récurrentes dans ce pays. Les autorités tchadiennes font preuve de la plus grande vigilance.

Ce sont en majorité des jeunes talibés partis apprendre le Coran à Maiduguri ou dans d’autres villes dans le nord-est du Nigeria. Ils racontent avoir vécu des arrestations, des échanges de coups de feu, une situation insurrectionnelle.

On retrouve parmi ceux qui ont pu traverser la frontière : des Tchadiens, des Camerounais et même des Nigériens. Selon des sources contactées depuis les îles du lac Tchad, ils sont en tout plus d’un millier à avoir afflué dans les localités tchadiennes frontalières du Nigeria, par exemple Kinasserom.

A leur arrivée, les services tchadiens leur posent entre autres questions : de quel village êtes-vous originaire ? Que faisiez-vous au Nigeria ? Chez qui habitiez-vous ? Des questions qui permettent à la fois de renvoyer ceux qui ont des assises chez eux et de repérer de potentiels éléments terroristes qui pourraient avoir traversé la frontière.

Reste le problème de la prise en charge de ces réfugiés avant qu’ils ne soient rapatriés chez eux. « C’est un véritable casse-tête », soupire un responsable de la région du lac.

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