L'Algérien Mokhtar Belmokhtar aurait «supervisé» les attaques d'Agadez et Arlit au Niger

Mokhtar Belmokhtar, dans une viodéo non datée et diffusée après le 16 janvier 2013.
© REUTERS/Belmokhtar Brigade/Handout

Après les premières revendications du Mujao, le groupe jihadiste de Mokhtar Belmokhtar a annoncé avoir participé au double attentat de ce jeudi 23 mai au Niger. Son porte-parole a expliqué à l'agence de presse mauritanienne al-Akhbar, que l'Algérien avait « supervisé » les attaques. Ce vendredi, le groupe armé a menacé le Niger de nouvelles attaques.

Dans un premier communiqué, le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) revendique le double attentat meurtrier avant d'expliquer que ces opérations avaient deux objectifs. Le premier était de viser les intérêts de la France au Niger à cause de sa présence militaire au Mali.

Le porte-parole du Mujao, Walid Abou Sahraoui explique que l'armée nigérienne était également attaquée pour le soutien de Niamey à Paris dans les opérations militaires au nord du Mali.

Dans la nuit du jeudi 23 au vendredi 24, le Mujao publie un second communiqué, assez court. Il y précise que la katiba, le groupe armé « Les Signataires par le sang », a également participé aux attentats. Ce groupe est dirigé par l'Algérien Mokhtar Belmokhtar.

Cette grande figure du jihadisme dans le Sahara avait quitté les rangs d'al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), il y a quelques mois, pour créer son propre groupe. Plus récemment, le Tchad avait affirmé qu'il avait été tué lors des combats survenus dans les massifs de l'Adrar des Ifoghas. Une mort que plusieurs sources sécuritaires régionales avaient refusé de confirmer.

Nouvelles menaces

Vendredi 24 mai, le groupe de Mokhtar Belmokhtar menace de nouvelles attaques sur le territoire nigérien. Il annonce dans un communiqué envoyé à l'Agence France-Presse prévoir de prendre pour cibles la France et tous les pays qui participent aux opérations militaires au Mali.

Dans ce document, « Les Signataires par le sang » estiment que « la France tente actuellement de fuir (le Mali) et d'y engager des mercenaires à sa place ». Menaçant les pays qui envisageraient de participer à cette « croisade », le communiqué annonce que des « colonnes de jihadistes et de candidats au martyre se tiennent prêtes et n'attendent qu'un ordre pour foncer sur leurs cibles ».

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