Le Niger, un «point d’appui» opérationnel pour la France


©

Les islamistes prépareraient une «attaque» depuis le Sud libyen contre le Tchad, parallèlement aux deux attentats-suicides qui ont visé le nord du Niger, a affirmé lundi le président nigérien. «Pour le Niger, la menace principale s'est déplacée de la frontière malienne vers la frontière libyenne», a assuré Mahamadou Issoufou. La France a réaffirmé ces derniers jours son soutien aux autorités nigériennes, et dispose dans ce pays d'une position particulièrement intéressante dans la région.

« Il y a aujourd’hui une zone de fragilité en Afrique, qui va de la Guinée-Bissau, à la Somalie.», a déclaré le ministre français de la Défense. Dans le sud de la Libye, les services secrets français suivent la trace de certains jihadistes d’Aqmi. « Le Niger, lui se trouve sur une route de trafics et de pénétration des terroristes », affirme Jean-Yves Le Drian.

Le Niger occupe une position centrale, d’où son intérêt pour mener des opérations dans la zone. Dès le début de l’année, c’est Niamey qui a été choisie par l’armée française pour y baser ses drones de reconnaissance. Selon nos informations, trois systèmes « Harfang » y sont aujourd'hui déployés.

Un « point d'appui occasionnel »

Ces derniers jours, des avions Transall des forces spéciales françaises sont passés par la base aérienne de la capitale pour apporter des renforts. Mais le Niger restera un « point d’appui occasionnel », précise le ministre français de la Défense.

À Niamey, un important dispositif de sécurité a été mis en place, avec des check-points autour de la ville. En principe, tout ce qui rentre et sort à pied ou en véhicule est photographié, identifié, et répertorié dans une base de données, au cas où. Des méthodes semblables à celles employées par l’Otan en Afghanistan.