Nigeria: le peu d’informations sur l’offensive contre Boko Haram fait craindre des massacres

Des soldats nigérians, à Lagos, avant leur départ pour les Etats du nord-est, le 20 mai 2013.
© REUTERS/Stringer

L’offensive militaire est toujours en cours dans les Etats de Borbo, Yobe et Adamawa, dans le nord-est du Nigeria. Des milliers de soldats sont engagés au sol et des frappes aériennes ont été menées pour venir à bout des islamistes de Boko Haram. Mais les autorités livrent peu de détails sur le déroulement des opérations.

Les opérations militaires se poursuivent dans le nord-est du Nigeria, mais très peu d’informations filtrent sur ce qui se déroule véritablement sur le terrain. Les communications dans la zone sont coupées, depuis que le couvre-feu a été imposé le 14 mai dernier. Les rares éléments d’informations sont donnés au compte-goutte par l’armée.

Ce vendredi 24 mai, les forces nigérianes ont ainsi déclaré avoir détruit un certain nombre de repaires bien équipés que Boko Haram utiliserait pour coordonner des attaques sur des communautés locales.

Pour ce qui est du bilan humain de cette offensive, il est encore inconnu. L’armée annonçait il y a une semaine la mort de plusieurs dizaines de personnes dans les rangs des insurgés. Mais, selon des sources sécuritaires concordantes, le chiffre serait bien plus important.

La population cherche refuge dans les pays frontaliers

Des milliers de personnes ont d’ores et déjà fui les combats pour se réfugier au Cameroun, au Niger et au Tchad voisin. Sur la scène internationale, de plus en plus de voix s’élèvent pour éviter un massacre.

Le secrétaire d’Etat américain John Kerry, en déplacement au sommet de l’Union africaine à Addis-Ababa, a appuyé, samedi 25 mai, les efforts de l’administration Jonathan pour lutter contre les islamistes, tout en exhortant l’armée à « respecter les droits humains ».

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