Faux médicaments: l'opération Biyela révèle l'ampleur de la fraude sur le continent

Dans une pharmacie togolaise, une affiche avertie du danger des faux médicaments vendus dans la rue. (Juillet 2009)
© BSIP/UIG/Getty Images

L'Organisation mondiale des douanes (OMD) et l'Institut de recherche anti-contrefaçon de médicaments (IRACM) ont rendu public ce jeudi 13 juin les résultats d'une opération douanière portant sur des médicaments contrefaits. L'opération Biyela, d’une ampleur jamais égalée, a été menée début avril 2013 dans 23 pays africains. Elle a permis d’intercepter plus d’un milliard d’articles et en particulier 550 millions de doses de médicaments illicites, potentiellement dangereux, voire mortels. Ces résultats révèlent l’ampleur du trafic de médicaments en Afrique et le danger qu’il fait peser sur la santé des patients africains.

L'opération a été baptisée « Biyela » (« Encerclement », en langue zoulou) et ses résultats, présentés ce jeudi, ont été d'une efficacité redoutable. En une dizaine de jours seulement, Biyela a permis aux douaniers de 23 pays africains d'intercepter plus d' un milliard d'articles de contrefaçon, dont 550 millions de doses de médicaments illicites.

Pour l'Organisation mondiale des douanes (OMD), c'est « la révélation » car « le volume de ces médicaments saisis donne une idée effrayante du fléau que représente le trafic de faux médicaments sur ce continent. »

Médicaments mortels

De faux antibiotiques, de faux antipaludéens, des faux antidouleurs et anti-inflammatoires, ainsi que des médicaments contrefaits utilisés contre l'hypertension artérielle et le diabète, ou encore des compléments alimentaires illicites ont été saisis, pour une valeur totale de 275 millions de dollars (soit près de 136 milliards de FCFA).

Mais le constat le plus amer, c'est qu'en Afrique, non seulement le médicament ne soigne pas, mais il est « potentiellement dangereux voire mortel ».

Saisies importantes en RDC et au Togo

Selon l'OMD, les saisies les plus importantes en volume ont été faites en République démocratique du congo et au Togo et la vaste majorité des cargaisons interceptées provenaient d'Asie de l'Est et du Sud, ainsi que du Moyen-Orient.

Hormis les faux médicaments, l'opération a également permis de saisir des produits alimentaires, des appareils électriques, des pièces détachées, etc.
 

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