Etudiants congolais détenus en Inde: la RDC va porter plainte pour racisme

Le président de la RDC, Joseph Kabila.
© REUTERS/Edward Echwalu

Les autorités de République démocratique du Congo accroissent leur pression sur le gouvernement indien pour exiger la libération des vingt et un étudiants congolais arrêtés dans des conditions douteuses dimanche 16 juin dans le nord du pays. Après avoir été reçu ce mardi par le ministre indien des Affaires étrangères, l'ambassadeur congolais a pu rencontrer ce mercredi matin les amis des étudiants emprisonnés, ainsi que les policiers. Pour rappel, ces étudiants sont accusés par la police de cette région du Pendjab d'avoir volé et frappé des Indiens, ainsi que des policiers. Depuis, ils sont en détention provisoire.

Pas de doute pour l’ambassadeur : après avoir rencontré les amis des étudiants congolais ce mercredi 19 juin, ces arrestations sont, selon lui, bel et bien le signe d’un racisme primaire envers les Africains en Inde. Un racisme déjà vivement dénoncé sur les réseaux sociaux, au sein de la communauté des expatriés. Car ce ne serait pas la première fois.

Mais depuis ce mercredi matin, c’est officiel : l’ambassadeur va donc déposer une plainte en ce sens auprès des autorités indiennes. Il doit également rendre visite aux étudiants emprisonnés dans la journée. Des étudiants qui auraient été violemment battus par la police au cours de leur détention provisoire.

Actes de représailles à Kinshasa

Mais l'ambassadeur se montre confiant sur leur avenir. Il affirme qu'il met la pression aux autorités indiennes pour que ces étudiants congolais soient libérés dès ce jeudi sous caution, comme le permet la loi indienne. Cette visite de l'ambassadeur montre que l'affaire est prise très au sérieux par les autorités congolaises, qui n'ont pas caché aux Indiens leur volonté de voir cette affaire classée au plus vite.

A Kinshasa, capitale de RDC, les Indiens ont été empêchés ce mercredi matin d'ouvrir leurs commerces. En colère, la population a voulu organiser des actions de représailles en rapport avec le traitement subi par les étudiants congolais en Inde. La police est intervenue pour disperser la population. La situation est encore tendue.