Le golfe de Guinée se dote d’un centre interrégional de lutte contre la piraterie


©

Le sommet de Yaoundé consacré à la lutte contre la piraterie s’est achevé le mardi 25 juin. Les chefs d'Etat d'Afrique centrale et de l'Ouest ont notamment annoncé la création d'un organe régional chargé de lutter contre la piraterie maritime dans le golfe de Guinée.

Parmi les principales dispositions prises à l’issue de ce sommet de Yaoundé, il y a un centre interrégional de coordination qui sera basé dans la capitale camerounaise, la mutualisation des informations et des renseignements et surtout un nouveau rendez-vous pris dans trois ans. Les chefs d’Etat ont en effet annoncé qu’un accord multilatéral contraignant, qui sera donc au-dessus des lois nationales, serait mis en place dans ce délai.

Les mesures annoncées prennent toutefois effet dès la fin du sommet, ont tenu à préciser les participants. Quant au financement de cette stratégie régionale, les détails n’en sont pas connus mais le principe d’un financement par contribution de chacun est acquis, selon les chefs d’Etat.

Un premier pas vers une stratégie régionale

Les experts présents en nombre ont salué ce premier pas vers une stratégie régionale en rappelant qu’il y avait urgence à se saisir de ces questions d’insécurité dans le golfe de Guinée. Et certains de citer l’exemple du port de Cotonou au Bénin, miné par les attaques à main armée ou encore le cas de ces pétroliers nigérians contraints de fermer boutique en raison des attaques des pirates.

Autre satisfecit affiché, celui des pays amis et des divers observateurs internationaux. Et pour cause : l’enjeu de la sécurisation du golfe de Guinée, principale zone pétrolière du continent, dépasse largement le cadre des pays africains. D’ici 2020, la production de la zone devrait, selon les experts, dépasser celle du golfe Persique.