Mali: le capitaine Sanogo demande pardon pour le putsch de 2012

Le capitaine Sanogo, béret vert sur la tête, et le président malien, Dioncounda Traoré, en 2012.
© Reuters/Joe Penney

Un nouveau pas a été fait, cette fois-ci peut-être décisif, vers la réconciliation au sein de l'armée malienne. Mercredi 26 juin, en présence du président malien Dioncounda Traoré ainsi que du chef de l'ex-junte malienne, le capitaine Amadou Sanogo, les deux principaux corps de l'armée malienne, qui n'arrivaient pas à accorder les violons, ont fait la paix.

« Je demande pardon à la communauté malienne », a déclaré le capitaine Amadou Sanogo, chef de l'ex-junte, à l'occasion de l'émouvante cérémonie de réconciliation entre militaires maliens. D'un côté, il y a les parachutistes, communément appelés « bérets rouges », et de l'autre côté, « les bérets verts », corps d'origine du capitaine Sanogo.

Ces derniers sont à l'origine du coup d'état du 22 mars 2012, alors que les « bérets rouges », corps d'origine de l'ancien président Amadou Toumani Touré, sont accusés d'avoir tenté de faire une contre-coup d'Etat. Et depuis la méfiance s’est installée entre les deux camps polluant l’atmosphère au sein de la grande muette.

« Plus jamais deux polices au Mali »

En présidant la cérémonie de réconciliation minutieusement préparée par son Premier ministre, le président Dioncounda Traoré a tenu un véritable discours d’apaisement : « Plus jamais deux armées, plus jamais deux polices au Mali », a-t-il notamment déclaré avant d’annoncer que toutes les personnes détenues dans le cadre de ces contentieux seront libérées.

Une décision qui permettra de connaître exactement le nombre de personnes arrêtées et, surtout, le sort des militaires disparus et dont les proches sont sans nouvelles depuis plusieurs mois.