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Burkina Faso: la police tire des gaz lacrymogènes lors d'une marche contre le futur Sénat

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À Ouagadougou, la population est sortie nombreuse, samedi 29 juin, pour participer à une journée nationale de protestation organisée par des partis de l’opposition. Les chefs de parti n’ont pas pu remettre leur message au représentant du gouvernement, car les manifestants ont été dispersés à coup de gaz lacrymogène. L’opposition dénonce la mise la place du Sénat, qu’elle trouve «inopportune et inutile».

Parti de la place de la Nation, le cortège s’est scindé en deux, empruntant ainsi deux itinéraires. La marche a dégénéré lorsque certains manifestants ont forcé le dispositif mis en place par la police nationale pour encadrer la remise du message au représentant du gouvernement.

Zéphirin Diabré, chef de file de l’opposition burkinabè : « L'itinéraire qui a été suivi est un itinéraire qui a été négocié en dernière minute auprès de la mairie, parce que nous nous sommes rendu compte que la foule allait être très nombreuse. Et le premier itinéraire allait amener un blocage. La foule était composée de beaucoup de jeunes, qui ont eu une certaine impatience, et qui ont bousculé le cordon qui avait été mis. C'est là où les forces de sécurité ont chargé ».

À travers cette journée de protestation, l’opposition burkinabé souhaite traduire son mécontentement face à la mise en place du futur Sénat et dénoncer les conditions de vie des Burkinabè.

« Il y a très longtemps que Ouagadougou n'a pas vu une telle foule, c'est à la hauteur du ressentiment de la population face à la politique du gouvernement, mais surtout face à cette décision de créer un QSénat, inutile et budgétivore, dont les Burkinabè ne voient pas l'intérêt », poursuit Zéphirin Diabré.

Hormis Ouagadougou la capitale, aucun incident n’a été signalé dans d’autres localités qui ont abrité ces manifestations de protestation.

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