Union africaine: quinze chefs de diplomatie réunis en Algérie pour parler de réconciliation

Le ministre algérien des Affaires étrangères Mourad Medelci, le 27 juin 2013 à Alger.
© REUTERS/Louafi Larbi

Ce samedi 29 juin, une quinzaine de ministres des Affaires étrangères africains se sont rassemblés à Alger, à l'occasion d’une réunion de la commission Paix et sécurité de l'Union africaine. Au programme des débats : un rapport sur les réconciliations nationales en Afrique. L'UA veut inscrire ce thème dans ses objectifs officiels.

Pour les pays africains comme pour leurs partenaires internationaux, il y a consensus : les processus de réconciliation nationale sont l’une des clés du maintien de la paix sur le continent. C’est ce qui s’est dit ce samedi matin.

Cette réunion, à laquelle participaient également l'Union européenne, la Ligue arabe et l'ONU, s'est tenue en Algérie car le pays préside en ce moment la commission Paix et sécurité de l'UA. Mais c’était aussi l’occasion d’évoquer la concorde civile algérienne, qui a permis à plusieurs milliers d’hommes de quitter les maquis terroristes à la fin des années 1990.

Ce samedi matin, les diplomates ont évoqué les expériences du Rwanda, de l’Afrique du Sud ou de la République démocratique du Congo. Mais c’est bien le Mali qui est au cœur des préoccupations. Tiéman Coulibaly, ministre des Affaires étrangères malien, affirmait ce samedi matin que le travail des commissions vérité et réconciliation continuait, mais qu’il fallait que la communauté internationale appuie ces instances. Car pour lui, la stabilité malienne est liée à la stabilité de la région.

C’est également ce qu’ont affirmé les représentants de l’Union européenne, qui s’inquiétaient ce samedi de l’expansion des mouvements terroristes sur tout le continent africain. Quant au président de l’Union africaine, il a répété que la réconciliation nationale ne devait pas être dictée par l’étranger, et qu’il s’agissait de parvenir malgré tout à lutter contre l’impunité.

Dans l’après-midi, la commission a adopté un rapport sur la réconciliation nationale, qui préconise notamment l’intégration de formes traditionnelles de justice dans les mécanismes de règlement des conflits en Afrique, et propose de mettre en place une structure continentale de prévention de ces derniers.

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