Guinée: le contenu de l’accord en vue des prochaines élections

Un Guinéen dépose son bulletin de vote dans un bureau à Conakry lors de la présidentielle, le 07 novembre 2010.
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Les acteurs politiques sont parvenus, le mercredi 3 juillet 2013, à un accord pour aller à des élections libres et transparentes avant la fin de l'année. Ces opérations de vote qui devaient se tenir six mois après l'investiture d'Alpha Condé, qui a eu lieu en décembre 2010, mais elles ont sans cesse été repoussées faute de consensus entre le pouvoir et l'opposition. Les élections pourront désormais avoir lieu suite à la signature de cet accord dont RFI a pu obtenir une copie.

Après deux ans d'une bataille qui a déchiré la Guinée, la classe politique peut enfin pousser un « ouf » de soulagement. Le compromis trouvé entre la majorité et l'opposition apaise le jeu et trace le chemin vers les prochaines législatives. Tant décrié par l'opposition, l'opérateur technique chargé du recensement électoral, Waymark, va poursuivre sa mission. C'est la principale concession faite par l'opposition.

Waymark travaillera sous la supervision d'un comité de suivi et sa mission ne concernera plus que l'élaboration du fichier électoral. Le recensement va être prolongé de quinze jours afin de permettre aux militants de l'opposition de s'enrôler. La Commission électorale, dont les dysfonctionnements faisaient l'objet de critiques régulières, sera elle aussi surveillée par un comité de veille dirigé par un magistrat et dans lequel figureront les représentants des partis politiques. Par ailleurs, les 120 000 Guinéens de l'extérieur inscrits sur les listes en 2010 pourront désormais participer aux législatives. Mais pour eux pas de recensement additionnel.

Au total, un nouveau calendrier des opérations de révisions des listes et de préparation du scrutin est adopté, ce qui devrait rendre possible les législatives le 29 septembre prochain. Une date qui doit désormais être entérinée par la Céni et proposée au chef de l'Etat.