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Mohamed Hennad sur RFI: «On savait que l’Egypte allait connaître beaucoup de problèmes»

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En Egypte, le président Mohamed Morsi a été destitué, le mercredi 3 juillet, par l’armée, et la Constitution a été suspendue. Des élections auront lieu après une période de transition. Le président Morsi, démocratiquement élu, dénonce sur Twitter un coup d’Etat. Faut-il craindre un scénario à l’algérienne quand le FIS s’est vu voler sa victoire aux élections de 1992 ? Peut-on faire un parallèle entre l’Egypte d’aujourd’hui et l’Algérie des années de plomb ? Eléments de réponse avec Mohamed Hennad, professeur et maître de conférences à l’Ecole nationale supérieure des sciences politiques à Alger.

RFI : Est-ce que vous êtes surpris par la destitution du président Morsi ?

Mohamed Hennad :  Les choses commençaient à se corser quand même. On savait que l’Egypte allait connaître beaucoup de problèmes.

Est-ce que vous considérez cette destitution comme un coup d’Etat ?

C’est un coup d’Etat du point de vue de la forme aussi bien que du contenu. Qu’est-ce qu’un coup d’Etat ? Ce sont des militaires qui viennent pour mettre dehors un président élu et qui reprennent le pouvoir. Ils ont eu quand même le souci d’associer pas mal de monde, notamment les autorités religieuses musulmanes aussi bien que chrétiennes pour avoir une caution. Je ne sais pas s’ils vont réussir, mais ils risquent de connaître le scénario algérien dont tout le monde parle d’ailleurs.

Mohamed Morsi n’est-il pas légitime, dans le fond, parce qu’il a quand même été élu démocratiquement par le peuple égyptien ?

Au moins par une bonne partie du peuple égyptien, pas tout le peuple égyptien.

Quand il parle de coup d’Etat, vous en pensez quoi ?

C'est un président élu et on l’a renversé. C’est ça le coup d’Etat.

Vous dites qu’on craint le même scénario qu’en Algérie. Est-ce que vous pensez notamment à ces évènements de 1992 quand la victoire du Front islamique du salut (FIS) a été confisquée par les militaires ?

Ce qui vient de se passer nous renvoie directement sur ce qui s’est passé en 1992 en Algérie. Pour comprendre les choses, il faut se mettre à la place de l’autre. Essayons de nous mettre à la place des Frères musulmans. Ils ont eu un président élu pour la première fois dans l’histoire de l’Egypte, démocratiquement. Et puis maintenant, les militaires arrivent et disent « nous ne sommes pas d’accord et il faut tout refaire ». Qu’est-ce qu’ils vont faire ? Ils vont se croiser les bras et cautionner tout cela  ? Ils doivent faire quelque chose. Et j’ai peur qu’ils aient recours à la violence, du moins une partie [d'entre eux].

Justement vous craignez, comme en Algérie dans les années 1990, une réaction très violente des islamistes avec notamment des activités terroristes. On se souvient de ces années de plomb dans votre pays, en Algérie ?

Absolument, je ne dirais pas « terrorisme » mais je dirais « violence », parce qu’ils viennent d’être violentés. Et j’espère qu’ils ne vont pas répondre par la violence et qu’ils vont essayer de militer politiquement, pacifiquement à l’inverse de l’Algérie. Parce que la violence, le terrorisme, qu’est-ce cela donne ? Cela donne bien sûr le feu et le sang mais cela amène aussi la corruption. La corruption que nous vivons en Algérie est une résultante directe du terrorisme.

Est-ce que cette défaite des islamistes égyptiens peut avoir un effet boule de neige en Tunisie et peut-être faire réfléchir Ennahda, le parti islamiste ?

Il me semble que la question se pose véritablement, mais la Tunisie, premièrement, est un petit pays qui n’a pas autant de problèmes que l’Egypte. Deuxièmement, dès le début et jusqu’à présent, ils n’ont pas encore élaboré une Constitution. Ils prennent tout le temps nécessaire. Ils n’ont pas encore élu un président ou un Parlement. En Tunisie, on sent qu’ils ont vraiment le sens du consensus.

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