Visite délicate pour François Hollande en Tunisie - Afrique - RFI

 

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Afrique

Ali Larayedh Commerce et Echanges Ennahda France François Hollande Islam Moncef Marzouki

Visite délicate pour François Hollande en Tunisie

media François Hollande et Moncef Marzouki lors de leur dernière rencontre, au palais de l'Elysée à Paris, le 17 juillet 2012. REUTERS/Philippe Wojazer

François Hollande est en visite d’Etat en Tunisie, un voyage de 48 heures déjà reporté à deux reprises. Accueilli par son homologue tunisien, Moncef Marzouki, le président français va s’entretenir avec le Premier ministre Ali Larayedh, issu des rangs du parti islamiste Ennahda. Mais il rencontrera également les dirigeants de l’opposition lors de ce séjour rendu plus délicat par la crise égyptienne.

De notre envoyé spécial à Tunis, 

Il s’agit d’une visite délicate pour François Hollande dans une Tunisie dirigée par une formation islamiste, Ennahda. Certains pourraient en effet voir dans ce voyage un soutien au pouvoir en place. Un parti de l’opposition avait d’ailleurs demandé au président français de ne pas venir, afin de ne pas cautionner l’action du gouvernement en place.

Désireux d’éviter ce raccourci, François Hollande a prévu de rencontrer les responsables des principaux partis politiques et surtout ceux de l’opposition, alors qu’aucun entretien n’est prévu avec Khaled Ghannouchi, le chef du parti Ennahda, l’homme qui, dit-on ici, tire les ficelles.

Manœuvres d’apaisement

En amont de la visite, les deux parties s’étaient efforcées d’arrondir les angles afin de détendre un peu l’atmosphère. Ainsi, côté tunisien, Weld el 15 - un rappeur emprisonné pour insulte envers un policier - a été libéré mardi 2 juillet alors qu’il avait d’abord écopé de deux ans de prison ferme. Auparavant, trois militantes du groupe Femen avaient également retrouvé la liberté après avoir pourtant été lourdement condamnées en première instance

De son côté, François Hollande a également accompli un geste d’apaisement vis-à-vis du gouvernement en venant sans Manuel Valls, son ministre de l’Intérieur qui avait pointé du doigt « le fascisme islamiste » au lendemain de l’assassinat de l’opposant Chokri Belaïd, une formule qui avait été très mal accueillie par les membres du parti Ennahda.

Encourager la transition politique

L’objectif principal de cette visite dit-on à l’Elysée est « d’encourager la transition politique » dans ce pays pionnier du printemps arabe. « Il est normal que la France apporte son soutien à ce pays qui souhaite se moderniser », explique ainsi un des conseillers du président qui ajoute : « la transition est, par définition, difficile ».

Au moment où l’Assemblée nationale constituante poursuit ses travaux, « hors de question », explique-t-on dans l’entourage du chef de l’Etat, « de s’ingérer dans les affaires tunisienne ». La France ne demandera donc pas aux autorités du pays d’accélérer le processus.

Concernant les libertés publiques, il n’est pas, là non plus, question de s’ingérer dans les affaires du pays. « Mais, nuanceait-on aussitôt du côté de la présidence, cela ne nous empêchera pas de rappeler un certain nombre de nos valeurs », alors que le procès d’Amina, une jeune militante tunisienne des Femen, a débuté ce jeudi. La jeune femme est incarcérée depuis le 19 mai pour avoir écrit le mot ‘Femen’ sur un muret d’un cimetière à Kairouan, et pour détention de gaz lacrymogène.

Favoriser la relance de l’économie

La visite de François Hollande comporte également un important volet économique au moment où la Tunisie traverse une passe difficile en raison de la crise de la zone euro et de l’instabilité politique. La croissance est en baisse, le chômage tourne autour des 17 % de la population active, les investissements ne cessent de diminuer et l’inflation est à son plus haut depuis des années

C’est dans ce contexte, que le Fonds monétaire international a accordé un plan de 1,7 milliard de dollars au pays début juin, à condition toutefois que la Tunisie respecte un programme de réformes mises en place par l'instance de Washington. Pour faire repartir l’économie, le pays compte donc sur son premier partenaire : la France.

Une quarantaine de chefs d’entreprise français accompagnent François Hollande et une vingtaine d’accords et de conventions doivent être signés, notamment en matière de transport ferroviaire et de formation professionnelle. Il sera également question du tourisme. Ce secteur, qui représente 7 % du PIB et emploie 15 % de la population active tunisienne, este très durement touché par l’instabilité politique. Pour aider le tourisme à redémarrer, François Hollande a prévu d’annoncer que la France considérerait désormais « à faible risque » les zones côtières tunisiennes.

La question égyptienne

De part et d’autre, on suit bien évidemment avec attention l’évolution de la situation en Egypte car le parti Ennahda a toujours été proche des Frères musulmans. Le sujet devait être évoqué entre le président français et Moncef Marzouki.


A écouter aujourd’hui sur nos antennes, le Débat du jour dont le thème est « Tunisie : La laïcité est-elle en péril ? » avec comme intervenants :

- Ahmed Bargaoui, consultant auprès de France24 président du centre des études et des recherches stratégiques du monde arabe à Paris, membre du bureau politique du parti Ennahda en France.

- Maître Patrick Baudoin, président d’honneur de la FIDH

- Kaïs Saïed, professeur de droit constitutionnel à la faculté des Sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis et président du Centre tunisien de droit constitutionnel

Diffusion à 17h10 TU sur l’antenne Monde et à 19h40 TU sur l’antenne Afrique

 

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