Algérie: scandales à répétition autour de la Sonatrach

Le siège social de la Sonatrach, à Oran, en Algérie.
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En Algérie, la justice soupçonne plusieurs entreprises internationales d'avoir versé des pots-de-vin à l'entreprise nationale de pétrole algérienne, la Sonatrach. Le ministre de la Justice Mohamed Charfi a même évoqué un « réseau international de corruption ».

Les Espagnols de Repsol, les Norvégiens de Statoil et les Irlandais de Petroceltic, tous sont soupçonnés par la justice algérienne d’être impliqués dans des scandales de corruption.

On savait que des entreprises canadiennes et italiennes étaient concernées par l’affaire Sonatrach, Société nationale pour la recherche, la production, le transport, la transformation, et la commercialisation des hydrocarbures, cette affaire dans laquelle est impliqué Chakib Khelil, l’ancien ministre de l’Energie. Mais la presse algérienne annonce désormais que plus de dix groupes étrangers sont sous le coup d’une enquête pour avoir versé des pots-de-vin.

Une première affaire a éclaté en 2010. Le président de la société algérienne Sonatrach avait écopé d’un an de prison. Au début de l’année, la presse a révélé qu’en suivant les mêmes modes opératoires, d’autres millions, à nouveau, étaient détournés.

Depuis quelques mois, les révélations sur ces affaires de corruption se multiplient. C’est dans ce contexte que le ministre de la Justice a dévoilé mardi 2 juillet certains éléments de l’instruction aux journalistes. Des révélations qui pour la presse sont le signe que le travail de la justice est bel et bien influencé par l’agenda politique.