Burkina Faso : contre-manifestation en faveur du pouvoir à Ouagadougou

Les partisans du pouvoir en place ont défilé place de la Nation à Ouagadougou le 6 juillet 2013.
© AFP PHOTO / Ahmed Yempabou OUOBA

Au Burkina Faso, le parti au pouvoir a appelé ses militants à manifester dans les rues de Ouagadougou, la capitale. Objectif : soutenir le programme du président Blaise Compaoré et les réformes politiques en cours dans ce pays. Dans les faits, il s’agissait de répondre à la marche organisée le 29 juin par l’opposition contre la mise en place du Sénat.

Officiellement, la marche avait pour but de soutenir les actions du président Blaise Compaoré en faveur de la paix et du développement au Burkina Faso. Mais dans les discours, c’est plus le débat sur la mise en place du Sénat qui a pris le dessus.

« Ces politiciens qui se fondent sur un tissu de mensonges pour tromper l’opinion, qui brodent sur les méfaits du Sénat et laissent volontairement de côté tous les avantages que le Sénat va procurer à notre démocratie et à notre pays », s’est exclamé Assimi Kouanda, secrétaire exécutif national du Congrès pour la démocratie et le progrès, le parti au pouvoir. « Dites à ces affabulateurs de la démocratie de relire la Constitution du Burkina Faso », a-t-il poursuivi.

Le débat est dans la rue

« Oui au Sénat ! Oui à la modification de l’article 37 ! Et oui à la candidature du président Blaise Compaoré en 2015 ! », pouvait-on lire sur les banderoles des manifestants. Le parti au pouvoir n’a jamais caché sa volonté de lever le verrou de la limitation du mandat présidentiel.  François Compaoré, le frère cadet du président Blaise Compaoré, qui est chargé des mouvements associatifs au sein du parti au pouvoir, a également exprimé son mécontentement envers l’opposition : « Le fait de bloquer un homme ou un parti par un article, ça n’a pas de sens », a-t-il appuyé.

« Quand le peuple n’a pas besoin de vous, a-t-il estimé, vraiment, on n’a pas besoin d’un article pour vous bloquer. Il suffit seulement de leur dire d’aller aux urnes, ils vont aller choisir qui ils veulent. Voilà pourquoi nous pensons que c’est peut-être un article de trop ». Avec cette réponse du parti au pouvoir à la marche de l’opposition, la bataille pour la conquête de la rue ne fait que commencer au Burkina Faso.

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