Mandela: Graça Machel, première dame de cœur, reste au-dessus de la guerre de clan

Graça Machel, la troisième femme de Nelson Mandela.
© REUTERS/Siphiwe Sibeko

Cela fait un mois que Nelson Mandela est hospitalisé à Pretoria. La présidence sud-africaine, qui est la voix officielle sur son état de santé, affirme que le héros de la lutte contre l’apartheid est dans un état critique, mais stable depuis une dizaine de jours. Après l’émotion des premiers jours, c’est la saga des Mandela, la famille de l’ancien président qui se déchire sur le choix du lieu de son inhumation, qui anime l'actualité. Sa femme, Graça Machel, est la seule qui soit en retrait, à la fois des médias et de la dispute familiale.

Depuis un mois, la femme de Nelson Mandela vit à l’hôpital, elle n’a fait que très peu d’apparitions publiques, ne quitte pratiquement jamais le chevet de son mari. Selon son assistante, elle dormirait sur un fauteuil, à côté du lit de Nelson Mandela, demandant simplement à ce qu’on lui apporte quelques affaires de temps en temps.

Graça Machel a aussi demandé à la fondation Mandela, qui s’occupe de gérer tout ce qui a trait à l’ancien président de venir ramasser les cadeaux déposés à l’extérieur de l’hôpital par des anonymes pour la plupart. Une histoire que les médias sud-africains adorent raconter, celle d’une première dame de cœur qui tranche par sa sobriété avec le reste de la famille de Nelson Mandela.

Graça la discrète, Winnie la médiatique

Graça Machel, la veuve de l’ex-président du Mozambique, a non seulement su trouver sa place dans la famille, mais a toujours insisté pour que Winnie Mandela, la médiatique ex-femme, soit présente lors des grands événements. Une manière d’unir le clan.

Mais depuis le début de l’hospitalisation de Nelson Mandela, cette unité de façade a volé en éclats. Il y a l’affaire médiatico-judiciaire du choix de la sépulture de l’ancien président. Mais chaque jour apporte son lot de scandales. Le dernier en date : Makaziwé, la fille, aurait demandé à la présidence sud-africaine d’accorder à CNN, la chaîne américaine, un traitement préférentiel pour la retransmission des funérailles de son père.

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