Polémique autour de la présence d'Omar el-Béchir au Nigeria pour un sommet de l'Union africaine

Omar el-Béchir sort de son hôtel à Abuja, le 14 juillet 2013.
© REUTERS/Afolabi Sotunde

Omar el-Béchir au Nigeria, l’affaire fait polémique. C’est le premier pays d'Afrique de l'Ouest à accueillir le président soudanais qui est sous le coup d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI). Vivement critiquées pour cet accueil, les autorités nigérianes ont défendu leur position en renvoyant la responsabilité de l'invitation sur l'Union africaine. Le président soudanais a quitté le Nigeria dans l'après-midi du lundi 15 juillet.

Omar el-Béchir a participé, lundi 15 juillet, au sommet spécial de l’Union africaine sur la santé qui se déroule à Abuja, la capitale fédérale.

Les ONG et défenseurs des droits de l’homme accusaient les autorités nigérianes de ne pas respecter le traité de Rome dont elles sont signataires. Pour Viola Onwuliri, la ministre d’Etat chargée des Affaires africaines, cette réunion a été organisée par l’Union africaine, la responsabilité de la présence du président soudanais incombe donc à l’organisation continentale.

« L'UA est responsable des personnes qu'elle invite »

« Le Nigeria accueille un sommet de l’UA et l’UA est responsable des personnes qu’elle invite à ce meeting. Si elle invite des chefs d’Etat et qu’il en fait partie, vu qu’il est là, le Nigeria ne va pas arrêter qui que ce soit, le Nigeria fait partie de l’Union africaine et n’ira jamais à l’encontre de l’organisation. »

Le Nigeria étant membre de la CPI, la Cour pénale internationale, le pays a, en théorie, l’obligation d’arrêter toute personne recherchée par l’institution se trouvant sur son territoire. Des ONG comme Human Rights Watch et des militants nigérians des droits de l’homme ont déclaré avoir l’intention de saisir la justice nigériane pour réclamer l’arrestation du président soudanais.

Mais l'ambassade du Soudan a fait savoir dans la matinée de mardi que Omar el-Béchir avait quitté le territoire nigérian la veille dans l'après-midi, sans préciser quels étaient les engagements qui l'avaient poussé à quitter le territoire.

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