Burkina Faso - 
Article publié le : mercredi 17 juillet 2013 à 10:15 - Dernière modification le : mercredi 17 juillet 2013 à 16:02

Burkina Faso: manifestation de salariés des médias publics contre le pouvoir

A Ouagadougou, des journalistes manifestent en face du ministère de la Communication contre l'ingérence des autorités dans leur travail. Le 16 juillet 2013.
A Ouagadougou, des journalistes manifestent en face du ministère de la Communication contre l'ingérence des autorités dans leur travail. Le 16 juillet 2013.
AFP PHOTO / AHMED OUOBA

Par RFI

Plusieurs centaines de travailleurs des médias publics du Burkina Faso ont organisé, hier, mardi 16 juillet à Ouagadougou, un sit-in devant le ministère de la Communication pour dénoncer l'immixtion des autorités dans leur travail. A l'appel du Syndicat autonome des travailleurs de l'information et de la culture (Synatic), rédacteurs, vidéastes et techniciens se sont rassemblés devant l'immeuble du ministère, qui jouxte la télévision nationale.

A l’aide de mégaphones et de pancartes, les journalistes et techniciens des médias publics ont crié leur mécontentement face à leurs conditions de travail. Un journaliste, très remonté, explique : « Les uns et les autres pensent que le travail des médias publics leur est acquis alors que ce n’est pas le cas. Souvent, c’est la censure et l’autocensure qui font que les informations paraissent biaisées aux yeux du public. »

Un autre journaliste détaille : « Nous ne voulons plus de l’immixtion des autorités et du ministère de la Communication dans le traitement de l’information. Nous disons qu’il faut enfin rétablir certains avantages qu’une circulaire du Premier ministre datant de 2011 est venue remettre en cause. Les travailleurs doivent persévérer. »

Les manifestants ont remis au secrétaire général du ministère de la Communication leurs doléances. Adama Barro a promis de les transmettre au ministre, et le gouvernement y apportera des réponses. Sur l’accusation de l’immixtion du ministère dans le traitement de l’information, le secrétaire général s’est voulu très clair. « On ne leur a pas demandé d’être les griots du pouvoir, d’être les griots du gouvernement et pas non plus d'être les griots de l’opposition. Ce sont des services publics qui doivent travailler pour l’intérêt général. Et c’est ce suivi que nous opérons au niveau des médias publics en leur disant "restez professionnels !". »

L’un des responsables du Synatic a déclaré que les manifestants resteront mobilisés jusqu’à satisfaction concrète de leur revendication.

tags: Burkina Faso - Droits de l’homme - médias
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Oui, quand un régime tante de

Oui, quand un régime tante de rester à vie au pouvoir, c'est ainsi que la crise commence. Qui est content dans ce pays? sauf le président ses proches et la bonde de gros corrompu. J'ai dit, que si ce régime tante toujours de forcer le peuple pour rester au pouvoir, ce qui est arrivé à Tandja au Niger va arriver à Compaorer. Je ne fais pas de politique, seulement ce sont les réalités de ce qu'on vie qui me fait parler. On sera encore dans la rue le 20 et le 28, pour dire non, à la vie chère, non au Sénat, non à la révision de l'article 37, et vraiment, il y a trop de non. Moi j'ai suis la télé nationale, il y a plus d'un ans. Tout se passe là bas pour tromper le peuple et les journalistes ont vachement raison. Tout le monde les en veut croyant que c'est de leur faut, et la plus part du temps ils sont menacés ou négliger lors des manifestations.

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