Elections au Mali : un fichier électoral défaillant mais suffisant pour la Délégation générale aux élections

Le fichier électoral élaboré sur la base d’un recensement datant de 2009, présente des défaillances, qui ne semble pas inquiéter le DGE. Ici, à Senou, des électeurs font la queue pour obtenir leur carte électorale.
© REUTERS/Adama Diarra

Au Mali, la préparation de l’élection présidentielle se poursuit. Le premier tour doit avoir lieu dans un peu plus d’une semaine, le 28 juillet. La Délégation générale aux élections (DGE) du Mali vient d’achever l’élaboration du fichier électoral biométrique, c’est-à-dire la liste de tous les électeurs potentiels du pays. Un fichier électoral qui comporte de nombreuses défaillances, mais qui, pour la DGE, permet malgré tout de tenir un scrutin solide.

Ils sont 6 829 696 électeurs inscrits et identifiés par la Délégation générale aux élections du Mali. Mais le fichier électoral, élaboré dans de courts délais et sur la base d’un recensement datant de 2009, comporte cependant de nombreuses limites. Ainsi, il dénombre 265 000 électeurs à l’étranger contre plus de 700 000 dans l’ancien fichier ou encore plus de 20 000 électeurs inscrits sans que l’on connaisse leurs lieux de résidence et qui n’ont donc pas été pris en compte. Autre exemple, plus de 200 villages ne comptent officiellement qu’un seul électeur.

Le délégué général aux élections du Mali, le général Sangaré, est conscient de ces imperfections, mais il ne s’en alarme pas : « il n’y a pas de fichier électoral parfait, même dans les pays développés. Ce sont de petites anomalies qui ne sont pas du tout de nature à mettre en cause la fiabilité de notre fichier électoral 2013 ».

Des voix pour réclamer le report du scrutin de quelques semaines

Des voix continuent de s’élever pour réclamer un report du scrutin de quelques semaines ou de quelques mois, mais pour le général Sangaré, un tel report ne permettrait pas de corriger ces défaillances : « ce sont des erreurs qui ne peuvent pas être corrigées dans ces délais ; si on devait corriger toutes ces erreurs, il faudrait aller au-delà de 2013 ».

Quant à la région de Kidal, affectée par de fortes tensions et où le déploiement de l’administration reste difficile, la DGE affirme tout faire pour que la participation des 35 000 électeurs soit aussi importante que possible.

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