Cheick Modibo Diarra, candidat du Rassemblement pour le développement du Mali

Cheick Modibo Diarra, candidat RPDM à l'élection présidentielle du Mali.
© Unesco

Cheick Modibo Diarra, 61 ans, ancien Premier ministre de transition et brillant astrophysicien, est le candidat du Rassemblement pour le développement du Mali (RPDM). Pour le lancement de sa campagne, il s’est appuyé sur le thème de la sécurité nationale et alimentaire.

Cheick Modibo Diarra est né le 21 avril 1952, à Nioro-du-Sahel, une ville située près de la frontière mauritanienne. Il a passé son enfance à Ségou où il participait aux travaux des champs tout en allant à l’école. Par la suite, il a obtenu son baccalauréat à Bamako et bénéficié d’une bourse pour étudier à Paris. D'abord inscrit en classe préparatoire au lycée de Cachan, près de Paris, c'est à l'université Paris-VI que l'étudiant obtient ses licences, ainsi qu'une maîtrise en mécanique des fluides. « La mécanique analytique me passionnait, mais j'aimais bien me balader », se souvient-il.

Un brillant astrophysicien

En 1979, il opte pour les Etats-Unis et s’inscrit à l’université scientifique de Howard, à Washington, où il décroche son doctorat, en 1987. Il y enseigne pendant cinq ans, jusqu’au moment où il est recruté par la Nasa, l’agence spatiale, où il a participé à plusieurs programmes dont Mars Observer, vers Mars et Magellan, vers Vénus. L’astrophysicien de renommée internationale, après avoir dirigé plusieurs missions d’exploration du système solaire grâce à des sondes équipées de robots, de 1989 à 2002, quitte la Nasa. Devenu citoyen américain, il s’implique dans le développement du continent africain et devient, en 2006, président de Microsoft Corporation pour l’Afrique.

Retour au Mali et Premier ministre de transition

De retour au Mali et engagé en politique depuis deux ans, il crée, dans la perspective de l'élection présidentielle du 29 avril 2012, son propre parti politique, le Rassemblement pour le développement du Mali (RPDM), en mars 2011.

Un an après la création de sa formation politique, il est désigné Premier ministre de transition, le 17 avril 2012, par les militaires du capitaine Sanogo qui venaient de mener un coup d’Etat au Mali, fomenté contre le président Amadou Toumani Touré. Il forme alors l’exécutif avec le président de transition, Dioncounda Traoré. Cependant, neuf mois plus tard, il est contraint à la démission par la même junte. Celle-ci lui reprochait visiblement de s’être prononcé, plusieurs fois, en faveur d’une intervention rapide d’une force militaire internationale dans le nord du Mali.

Après avoir observé le silence pendant sept mois – on le croyait définitivement retiré de la scène politique malienne – il fait un retour à la vie politique qui sonne comme une revanche à cette démission forcée. Il se présente candidat à la présidentielle de juillet 2013.

Cheick Modibo Diarra est un homme politique atypique. S’il venait à faire des révélations sur la période tumultueuse de la transition politique au Mali, certains pourraient trembler.
Pour le moment, et lors de sa campagne électorale, Cheick Modibo Diarra a fait part de son projet de société, en promettant aux Maliens d’œuvrer à l’autosuffisance alimentaire à travers la modernisation du secteur agro-pastoral et de porter le nombre des forces armées et de sécurité maliennes à 50 000 hommes, pour mieux répondre aux aspects sécuritaires du pays.

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