Présidentielle au Mali: à Kidal, fief des Touaregs, le scrutin s'organise

Les cartes électorales seront distribuées jusqu'à la veille du scrutin.
© RFI / Claude Verlon

Au Mali, la campagne pour l'élection présidentielle s'est achevée vendredi soir 26 juillet, à minuit heure locale. Le Jour J approche, le scrutin présidentiel se jouera dimanche, un an et demi après le putsch militaire de mars 2012. Vingt-sept candidats sont en lice. Vendredi a été décrété jour férié pour permettre aux Maliens d'aller retirer leur carte d'électeur. A Kidal, on se mobilise pour les derniers préparatifs.

Avec nos envoyés spéciaux à Kidal, Ghislaine Dupont et Claude Verlon

Le scrutin s’organise tant bien que mal et avec les moyens du bord. Les agents administratifs admis par le gouverneur sont en nombre réduit et les préfets et sous-préfets de la région ne sont partis que jeudi pour Tessalit et Aguelog, deux autres villes plus au nord, avec du matériel électoral.

Depuis jeudi, les listes ont pu être affichées dans les trois centres de vote, trois écoles qui regroupent les électeurs de Kidal, de Tin-Essako et d’Abeibara, comme pour les précédentes élections.

Il y a eu aussi deux jours de formation du personnel de bureau de vote. Essentiellement des jeunes qui joueront les présidents et les assesseurs. La distribution des cartes s’effectuera jusqu’à samedi. Pour toute la région, dont l’électorat est évalué à 35 000 personnes, il y aurait autour de 9 000 cartes, peut-être 10 000 distribuées.

La Minusma et l’opération Serval mettent bien sûr la main à la pâte. Les casques bleus sécurisent depuis jeudi soir les trois centres de vote pour éviter l’arrachage des listes et d’éventuels incidents.

Et puis, vendredi, un camion de soldats français est venu à l’ancienne mairie où s’est installé le gouverneur, chargé des isoloirs et des urnes pour les emmener dans une commune qui se trouve à environ 60 kilomètres de Kidal. L’administration, déployée il y a tout juste trois semaines, ne peut pas évidemment faire de miracle.

Louis Michel, chef de la mission des observateurs de l'Union européenne, estime que le scrutin peut se dérouler « dans un contexte et dans des conditions acceptables ».

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