Mali: à Kidal, fief des Touaregs, les enjeux sont la participation et le bon déroulement du scrutin

A Kidal, des membres de la Céni, la commission électorale indépendante, distribuent les cartes d'électeurs Nina, pour l'élection présidentielle au Mali.
© AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD

Journée historique au Mali aujourd'hui dimanche 28 juillet 2013, avec le premier tour d'une élection présidentielle très attendue, près d’un an et demi après le coup d’Etat de mars 2012. A Kidal, à quelques heures à peine du début du scrutin, l'inquiétude demeure. Quant à la participation des électeurs, notamment touaregs. Mais aussi quant au bon déroulement du vote. L'enjeu ici à Kidal est particulier, notre envoyée spéciale s'y est rendue. 

Avec nos envoyés spéciaux à Kidal, Ghislaine Dupont et Claude Verlon

A Kidal, on se pose deux questions : d'une part les électeurs vont-ils aller aux urnes ? Et d'autre part le scrutin se déroulera-t-il sans incident ? La première taraude le gouverneur, Adama Kamissoko ; la deuxième, les forces internationales, les Français de l’opération Serval et les contingents africains de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (Minusma).

Hier samedi, une manifestation des partisans de l’indépendance de l’Azawad, prévue ce dimanche, a été annulée. Quelques tracts collés sur un mur ont été repérés en ville par un casque bleu togolais, qui a photographié les deux phrases : « Avec toute sa force, le monde ne peut nous imposer de voter » et aussi « le boycott est un droit naturel ».

Officiellement, ni le MNLA, ni le HCUA ne sont hostiles au scrutin

Officiellement, les deux mouvements touaregs - le HCUA (Haut conseil pour l'unité de l'Azawad), présidé par l’un des fils de la puissante famille Intala et le MNLA (Mouvement National de Libération de l’Azawad) - ne se sont pas déclarés hostiles au scrutin présidentiel.

Ont-ils donné d’autres consignes en secret ? Nul ne sait. L’administration, redéveloppée rapidement et en petit nombre, a fait comme elle a pu, avec les moyens du bord, pour ouvrir un peu plus de 130 bureaux pour la région de Kidal. L’enjeu, ici, c’est de démontrer que le fief des touaregs fait partie intégrante du Mali. Alors même une très faible participation suffira à valider cette affirmation.

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