Présidentielle au Mali: les présidents ivoirien et burkinabè «très heureux»

Election présidentielle au Mali, le 28 juillet 2013, ici à Tombouctou.
© REUTERS/Joe Penney

La Côte d’Ivoire et le Burkina Faso ont tenu, ce mardi 30 juillet, le troisième sommet de leur Traité d’amitié signé en 2008. Les présidents Alassane Ouattara et Blaise Compaoré - avec leur gouvernement respectif au complet - se sont retrouvés à Yamoussoukro, la capitale politique ivoirienne. L'occasion de parler de l'élection malienne.

Très impliqués dans la recherche des solutions pour un retour à l’ordre constitutionnel au Mali, les deux chefs d’Etat ont évoqué publiquement la présidentielle en cours, dont le premier tour s’est tenu dimanche 28 juillet.

Alassane Ouattara exhorte tous les candidats à l’élection d’accepter le résultat des urnes. Passant sous silence les quelques couacs - notamment à Kidal - et les difficultés de certains Maliens pour trouver leur nom sur les listes électorales dans les bureaux de vote, le chef de l’Etat ivoirien et président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) salue « la manière » dont ce premier tour s’est déroulé.

Alassane Ouattara se réjouit de la manière avec laquelle le peuple malien a agi. « C’est remarquable que seize mois après le coup d’Etat de mars 2012 (…) des élections démocratiques apaisées puissent être organisées au Mali », explique-t-il.

Le numéro un ivoirien en a parlé avec son homologue burkinabè Blaise Compaoré, médiateur de la Cédéao dans la crise malienne. Ils sont « très heureux » de la manière avec laquelle les choses se sont déroulées.

« Un acte politique majeur »

Les deux chefs d’Etat avaient pourtant affiché des positions divergentes avant le début de l’offensive des groupes jihadistes vers Bamako en janvier dernier, qui a précipité l’intervention militaire française pour les stopper. Blaise Compaoré avait alors prôné des négociations inter-maliennes inclusives, qui tiendraient aussi compte de certains groupes radicaux voulant imposer la charia, la loi islamique.

Maintenant que ces groupes ont été défaits, le numéro un burkinabè garde toujours son idée d’assoir toutes les composantes de la société malienne autour d’une même table pour continuer les négociations afin « d’aller vers une paix définitive ».

Pour Blaise Compaoré, le premier tour de la présidentielle au Mali « est un acte politique majeur ».

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