Zimbabwe: la victoire du camp Mugabe se profile

Affiches de campagne du président Mugabe dans une rue d'Harare, le 30 juillet 2013.
© Reuters / Sibeko

Au Zimbabwe, la large victoire de la Zanu-PF semble se confirmer. Le parti du président Robert Mugabe devrait obtenir la majorité des deux tiers à l’Assemblée et annonce dépasser les 70% à la présidentielle. Le MDC du Premier ministre Morgan Tsvangirai dénonce des fraudes massives et dit rejeter les résultats de ces élections avant même qu’ils soient officiellement prononcés.

Du côté de la Zanu-PF, on affiche sa satisfaction et balaie du revers de la main les accusations de fraudes face à la victoire qui semble se confirmer. Il faut faire attention à ne pas ériger la perfection en standard électoral, a déclaré le porte-parole du parti du président Mugabe, Rugare Gumbo. Patrick Chimanassa, le ministre de la Justice et figure de la Zanu-PF, a raillé le chiffre d’un million d’électeurs, qui selon la principale organisation locale d’observateurs, auraient été empêché de voter. « Un million de personnes, c’est toute la population d’Hararé », s’est-il amusé ajoutant que si certains n’étaient pas satisfaits, ils n’avaient qu’à déposer des recours devant la justice.

Quelle sera l’attitude du MDC et de son leader Morgan Tsvangirai ? Le parti s’est réuni en urgence à Hararé et affirme déjà rejeter les résultats des élections. Il remet également en cause les conclusions des deux organisations internationales qui surveillaient le processus électoral.

Graves irrégularités relevées par la mission de l'UA

Si la mission de l’Union Africaine a relevé de graves irrégularités - électeurs empêchés de voter ou accompagnés dans les bureaux de vote, impossible de vérifier la liste électorale rendue publique à la dernière minute -, le chef de la mission, Olusegun Obasanjo a affirmé qu’il ne pensait pas que ces incidents étaient susceptibles de remettre en cause la volonté populaire. La mission d’observation de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC), plus prudente, s’est contentée de dire que les scrutins s’étaient déroulés de manière libre et paisible, mais qu’elle réservait son opinion sur l’honnêteté de ces scrutins.

Le MDC évoque aussi la possibilité de mener des actions de masse, sans en préciser la nature. Mais en 2008, Morgan Tsvangirai qui était en tête lors du premier tour de la présidentielle, avait décidé de se retirer à cinq jours du second tour craignant des violences contre ses partisans.

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