Guinée équatoriale: craintes pour la santé d’une militante en détention


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L’opposante politique Clara Nsegue Eyi est retenue en prison depuis plus d'un mois sans inculpation ni procès, pour avoir tenté de manifester une semaine avant les élections. Aujourd'hui, le gouvernement équato-guinéen refuse à la jeune femme, atteinte d'un cancer du sein, une hospitalisation pourtant nécessaire. L'opposant Raimundo Ela Nsang craint pour la santé de la militante.

Clara Nsegue Eyi, également connue comme « Lola », a fondé le Parti démocratique pour la justice sociale (PDJS) que les autorités refusent d’enregistrer. Elle est également enseignante et l’une des coordonnatrices du Mouvement de protestation populaire.

Elle a été arrêtée par des policiers à Malabo, la capitale, fin juin 2013, alors qu’elle participait à une manifestation organisée par le Mouvement de protestation populaire pour protester contre le refus des autorités de légaliser le PDJS.

On l’a ensuite envoyée dans la ville de Mongomo, dans le nord-est du pays. D’abord incarcérée dans une caserne militaire, elle a été transférée à la gendarmerie où elle se trouve toujours en détention sans avoir été inculpée.

Amnesty International a reçu des informations selon lesquelles Clara Nsegue Eyi est gravement malade et souffre d’une tumeur. Elle nécessiterait des soins urgents.

Joint par RFI, l’opposant équato-guinéen Raimundo Ela Nsang précise que Clara Nsegue Eyi a reçu la visite d’un médecin qui a demandé son hospitalisation à l’étranger et confirmé qu’elle souffrait d’un cancer du sein.

« Ce que nous savons, c’est que le cas de Lola peut s’aggraver et arriver à un point de non retour », a déclaré l’opposant équato-guinéen. Et d’ajouter : « Jusqu’à présent, le gouvernement bafoue les lois. Le régime n’a pas le droit de retenir un prisonnier qui a besoin de soins médicaux. »

L’opposition équato-guinéenne et les organisations internationales telles qu'Amnesty International demandent la libération immédiate et inconditionnelle de Clara Nsegue Eyi.