Mali: une campagne éclair avant le second tour de la présidentielle


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Le Mali vient de connaître une campagne électorale éclair en perspective du second tour de l’élection présidentielle, dimanche prochain. 48 heures, en pleine fête de l’Aïd, la fête de fin du ramadan. Pour certains, ceux qui espéraient voir les deux candidats tenter de convaincre leurs électeurs potentiels, ces deux jours ont été frustrants, mais une autre partie des Maliens, pressés d’en finir avec l’élection, estime que tout a déjà été dit et qu’il n’y avait pas vraiment besoin d’une campagne du second tour.

C’est une campagne-éclair plutôt surprenante qui vient de se terminer au Mali. Elle a été en grande partie occultée par la fête de l’Aïd. Pas ou peu de meetings. Pas de débat télévisé. Pas de presse papier non plus en raison de la fête.

C'est comme si nous étions sous tutelle, on n'a pas besoin d'une longue campagne...
La campagne se joue aussi à l'heure du thé
14-10-2013 - Par Laurent Correau

Certains estiment que les électeurs, du coup, n’ont pas pu se faire une opinion nette sur les programmes des finalistes du second tour. « Avec 27 candidats au premier tour les électeurs ne pouvaient pas faire la part des choses, explique un membre de la société civile. Il aurait fallu plus de temps pour que les Maliens puissent départager les deux candidats du second tour ».

Une campagne officieuse dès le 2 août

Il y a ceux qui nuancent, en disant que la campagne du second tour a en fait démarré, de manière officieuse, après la proclamation des résultats provisoires le 2 août. Et qu’aussitôt plusieurs cadres politiques sont allés, dans les régions, relancer la mobilisation en vue du second tour. « Ceux qui ont perdu au premier tour sont allés sur le terrain pour dire à leurs électeurs de rallier tel ou tel camp », indique Ibrahima Sangho, le président du réseau des ONG d’appui au processus électoral au Mali.

Certains enfin se réjouissent de cette brièveté, car selon eux une campagne plus longue aurait été une perte de temps. C’est le cas par exemple d’Issaka Tembély, le président du cercle de réflexion et d’échange « Mali Den Koura ». « Je suis content que cette campagne n’ait duré que 48h, dit-il, car de toute façon, tout a déjà été dit. Les Maliens en ont assez, ils ont hâte d’avoir un nouveau président et de retrouver une vie normale ».

 

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