Génocide: la justice française doit statuer sur la demande d'extradition d'un ex-colonel rwandais

Le mémorial du génocide de 1994 au Rwanda a été inauguré à Kigali, le 7 avril 2004.
© AFP/Gianluigi Guercia

C'est ce mardi 13  août que la cour d'appel de Douai, dans le nord de la France, donnera son avis sur la demande d'extradition de l'ancien colonel rwandais Laurent Serubuga. Arrêté en France en juillet dernier, l'ex-militaire est recherché par les juridictions du Rwanda pour son rôle présumé dans le génocide de 1994. Un massacre qui fit, en l'espace de trois mois, 800 000 morts dans le pays.

Agé de 77 ans, le colonel Laurent Serubuga fut longtemps chef d'état-major adjoint de l'armée rwandaise. En 1992, le militaire est poussé à la retraite, mais pas pour longtemps.

C'est en tout cas ce qu'affirme le Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR). Depuis plusieurs années, l'association traque les responsables du génocide rwandais et selon elle, l'ex-colonel, soit disant à la retraite, aurait repris du service en 1994. Il aurait donc pris part à l'organisation et à la réalisation du massacre des Tutsis.

Une extradition peu probable

Faute de preuves suffisantes, l'homme reste libre de ses mouvements. Mais au printemps 2013, les autorités rwandaises délivrent à son encontre un mandat d'arrêt international. Le 11 juillet dernier, l'ex-colonel est arrêté dans le nord de la France. Les autorités rwandaises demandent alors son extradition.

Ce mardi, la cour d'appel de Douai donne son avis sur cette requête. Une demande qui a peu de chance d'aboutir selon le CPCR. Car, jusqu'à présent, la Cour de cassation a, à chaque fois, annulé les avis favorables à l'extradition de ressortissants Rwandais.