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Soudan: les cyber-humanitaires à l'aide des victimes des inondations

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Depuis le 1er août, des pluies violentes causent des inondations particulièrement destructrices au Soudan. Face à une réponse gouvernementale jugée inadéquate, la société civile se mobilise. Une organisation créée sur les réseaux sociaux devenue, en quelques jours, l'un des principaux piliers de l'aide aux victimes : des « Facebook doctors » qui donnent une nouvelle dimension au travail humanitaire.

A Khartoum, le 11 août, l'Office des Nations unies pour la Coordination des affaires humanitaires (OCHA) publiait un communiqué de presse faisant état de 150 000 personnes touchées par les inondations et 26 000 habitations détruites.

Le seul Etat de Khartoum compterait plus de la moitié des victimes. En outre, des régions entières se retrouvent privées d'eau potable. Selon des témoignages, l'eau, même crasseuse, est vendue le double du prix normal. L'absence de système de drainage cause une stagnation des eaux qui, à terme, pourrait entraver le transport de produits vers les marchés. Avec la perspective de nouvelles pluies, les membres de plusieurs ONG et agences onusiennes disent craindre un nombre croissant de victimes.

La réaction du gouvernement est jugée particulièrement lente et inefficace par la population. « C'est ridicule », s'emporte une femme dont la maison a subi des dommages. « Chaque année, à la saison des pluies, il y a des victimes. Pourtant, le gouvernement ne prend aucune mesure préventive et sa réponse est à chaque fois décevante. »

Nafeer, une ONG informelle

Face à ce manque de réactivité, le matin du 3 août, quelques « amis » ont publié sur Facebook leurs numéros de téléphone, encourageant quiconque voulait aider les victimes à les contacter. « A 14 h, près de 70 personnes se réunissaient dans un hôpital du quartier résidentiel d'Amarat, notre QG temporaire. Depuis, l'ONG Gesr nous a prêté leur local », se rappelle Otheilat, responsable medias de ce qui s'appelle à présent Nafeer, et est devenue une ONG informelle à part entière. « Le même jour, nous avons envoyé cinq équipes collecter des données sur le terrain, en vue d'une évaluation rapide des besoins.» Otheilat qui, comme d'autres membres du groupe travaille dans le secteur humanitaire, applique son expérience à ce nouveau projet. A 21 h, un premier comité de rapporteurs mettait en forme les données et rédigeait des rapports détaillés.

« La réponse a été extrêmement positive », s'enflamme Jihad, une étudiante en médecine qui préside l'unité médicale. Le lendemain, deux jeunes femmes, dont une est devenue bénévole, ont fait don de 70 000 SDG, soit près de 12 000 euros. Et, chaque jour, de nouveaux dons arrivent. De grandes entreprises, comme le groupe DAL, donnent aussi des produits alimentaires et non-alimentaires.

A présent, l'organisation dépasse les 1 400 volontaires, présents dans plusieurs Etats, dont une unité médicale composée de 200 docteurs et pharmaciens qui ont dû se trouver un local séparé. « Une équipe d'ingénieurs et de biologistes établit des rapports sur les manières dont les immeubles de Khartoum pourraient être reconstruits de manière à prendre en compte les données environnementales. Il y a aussi une équipe de communication bilingue, une équipe informatique et un centre d'appels ouverts 24 heures sur 24 », poursuit Jihad. Une unité dédiée aux réseaux sociaux met à jour le compte Twitter ainsi que deux pages Facebook, l'une en anglais et l'autre en arabe. Et un site Web est en cours de développement.

Une légitimité gagnée en quelques jours

Les réseaux sociaux et le crowd-sourcing sont au centre de cette initiative. Le Nafeer, une tradition soudanaise selon laquelle une personne dans le besoin ou en deuil appelle ses voisins et sa famille à l'aide. « Nous avons transposé le Nafeer sur le Web », sourit un bénévole.

L'efficacité de Nafeer qui, en quelques jours, est partie d'un simple statut Facebook pour devenir une organisation complètement opérationnelle, surprend et enthousiasme jusque dans les bureaux de l'ONU.

« Nous sommes prêts à aider Nafeer du mieux que nous pouvons. Il s'agit d'une initiative remarquable », commente pour RFI Mark Cutts, directeur d'OCHA. Déjà, des agences comme Unicef et Unfpa leur ont fourni des produits. Et OCHA projette de mettre en place des formations pour les volontaires.

D'autres groupes du même type que Nafeer se sont joints à l'initiative. Yousif, bénévole à Shar'a al-Hawadis, une organisation créée en 2012 et qui se spécialise dans le domaine médical, explique l'intérêt de ce rapprochement : « Depuis hier, nous organisons des dons de sang. Nous en sommes à presque cent donateurs. »

Ces organisations non-lucratives de jeunes bénévoles fleurissent au Soudan et connaissent un grand succès, notamment auprès des populations locales. Cependant, leur statut informel est un obstacle de taille. « Les ONG doivent normalement s'enregistrer auprès du gouvernement », précise un bénévole. « Le gouvernement nous voit d'un mauvais œil, et nous craignons parfois pour notre sécurité. De plus, il nous accuse à tort d'être politisés. » Une autre renchérit : « S'il ne nous empêche pas trop de fonctionner, c'est que nous avons pris beaucoup d'ampleur et que, disons-le, cette aide additionnelle gratuite tombe plutôt à pic. »

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