Nouveaux heurts entre communautés bafulero et barundi à la frontière burundo-congolaise


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Loin des différents conflits qui ont cours en République démocratique du Congo (RDC) et qui sont très médiatisés depuis deux ans dans le Sud-Kivu, des explosions de violences ont lieu régulièrement entre les tribus bafulero et barundi. Toutes deux sont membres d’une tribu qui parle kirundi, et vivent au nord de la ville d’Uvira. Ce conflit meurtrier a déjà fait de nombreuses victimes, mais également de nombreux déplacés internes ou encore des réfugiés, qui ont trouvé refuge en date.

Tout a commencé ce vendredi 16 août lorsque de nouveaux heurts entre les communautés bafulero et barundi ont fait huit morts dans la plaine au nord de la ville d’Uvira. Ces violences se sont ensuite étendues et ont poussé des centaines de Congolais à trouver refuge de ce côté-ci de la rivière Risizi qui sépare la RDC du Burundi, dans la province de Cibitoke. La représentante du HCR au Burundi, Catherine Huck dresse un état de la situation : « Ce sont beaucoup de femmes et d'enfants, et on est à peu près au-delà de 1 000 maintenant parce que les chiffres varient d’heure en heure. Nous les avons accueillis dans le centre de transit à Cishemere, qui est à côté de Cibitoke ».

Il s’agit, selon les témoignages recueillis par le HCR, d’un conflit interethnique entre Bafulero et Barundi, qui se disputent le pouvoir depuis la mort de leurs rois respectifs il y a deux ans, auquel il faut ajouter un regain de tensions dû à la présence de groupes armés qui sont dans les montagnes au-dessus d’Uvira. Et cette guerre qui se déroule loin des caméras a de graves conséquences. La représentante du HCR explique pourquoi : « Ces nouveaux réfugiés vont être acheminés dès demain dans un des quatre camps de réfugiés au Burundi, des camps qui abritent déjà près de 30 000 réfugiés congolais ».