Centrafrique : retour d'un calme précaire au nord de Bangui


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La tension est retombée ce mercredi soir dans les quartiers nord de Bangui, où les éléments de la Seleka mènent depuis deux jours une opération de désarmement forcé. Des cas d’assassinats, d’enlèvements et de pillages ont été signalés. La Seleka maintient toujours le dispositif militaire dans la zone, mais la vague de déplacement des habitants a cependant baissé.

Toute la nuit, les membres de la Seleka transportaient leur butin.
Des habitants de Boy-Rabe parlent de pillages
14-10-2013 - Par Florence Morice

Les quartiers nord de Bangui présentent depuis mardi le spectacle de quartiers fantômes. On y voit des maisons sans habitant, souvent pillées, des rues sans circulation et un silence de mort y règne à la tombée de la nuit.

Les seuls bruits que l'on peut entendre sont ceux des crépitements d'armes ou des véhicules tout-terrain des hommes de la Seleka, qui patrouillent encore et toujours.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, les quelques habitants qui restent dans le quartier de Boy-Rabe, foyer de la crise, profitaient du calme précaire pour visiter les familles éprouvées. Chez tous ceux que l'on croise, la demande est identique : un retour urgent à la normalité.

Cependant, les urgences de l'hôpital communautaire, prises d'assaut mardi soir par les blessés, ont repris leur fonctionnement normal. L'hôpital de l'Amitié, par contre, continue toujours d'abriter les déplacés.

Nous n'avons pas tous des armes. Nous ne sommes pas tous des pro-Bozizé.
Un étudiant résidant dans le quartier de Boy-Rabe
14-10-2013 - Par Florence Morice

 

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