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Article publié le : lundi 26 août 2013 à 00:01 - Dernière modification le : lundi 26 août 2013 à 09:24

Un dialogue national peut-il réconcilier les Libyens ?

Le Premier ministre libyen Ali Zeidan, le 31 juillet 2013 à Tripoli.
Le Premier ministre libyen Ali Zeidan, le 31 juillet 2013 à Tripoli.
Reuters/Ismail Zitouny

Par RFI

Le Premier ministre libyen Ali Zeidan a annoncé, dimanche 25 août 2013, le lancement d'un dialogue visant à l'inclusion. Alors que le pays vit dans l'insécurité depuis sa révolution en 2011, la démarche vise, à travers une commission indépendante, à réconcilier les pro et anti-Kadhafi autour d'une identité commune.

Une commission indépendante de personnalités de la société civile libyenne va être formée pour initier un débat national. Avec le soutien de la mission d'appui de l'ONU en Libye (Manul), elle devrait traiter de questions telles que le désarmement, la forme de l'Etat, les populations déplacées ou encore la réconciliation nationale.

Selon un responsable de la société civile à Sebha, dans le sud du pays, « c'est le moment de le faire. Les Libyens ont enfin réalisé qu'ils doivent s'asseoir à la même table et travailler ensemble ».

Climat d'insécurité et nombreux désaccords

Cette annonce intervient au moment où l'insécurité persiste notamment à Benghazi où les assassinats ciblés continuent. Dans l'est toujours, les terminaux pétroliers sont encore bloqués suite à un conflit entre les gardes des installations pétrolières et les autorités de Tripoli. Côté ouest, des combats opposant les tribus rivales des Wershefana et de Zawiyah ont fait plusieurs morts ces derniers jours.

Enfin, les désaccords sur le contenu de la future Constitution demeurent, en particulier le choix du fédéralisme ou du centralisme, mais aussi des droits des minorités, notamment celui des Amazighs de voir leur langue inscrite dans la Constitution.

Mais pour le spécialiste de la Libye Patrick Haimzadeh, ancien diplomate arabisant, cette initiative arrive trop tard dans un pays de plus en plus divisé.

Patrick Haimzadeh

Ancien diplomate

On sort de huit mois de guerre civile, avec en plus une intervention militaire étrangère du côté d'une des deux parties. Il est extrêmement difficile, du jour au lendemain, de se pardonner, de se réconcilier. D'autant plus qu'il y avait des gens, des deux côtés, qui étaient impliqués dans des crimes de guerre

 

25/08/2013 par RFI

tags: Ali Zeidan - Libye - Mouammar Kadhafi
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(1) Réaction

Où sont - ils ?

Mais où sont ceux (Français, Anglais, Américains etc...) qui sont à l'origine de désordre en Libye.

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