Le Rwanda a-t-il commandité la tentative d'assassinat du général Kayumba Nyamwasa?

Le général Kayumba Nyamwasa, ancien chef d'état-major du Rwanda.
© AFP/MARCO LONGARI

En juin 2010, l’ancien chef d’état-major du Rwanda, le général Kayumba Nyamwasa, aujourd’hui en exil, avait été visé par une tentative d'assassinat. Le procès de ceux qui sont accusés d’avoir mené cette attaque a repris hier, samedi 24 août, à la cour régionale de justice de Johannesburg avec le témoignage du principal accusé, un jeune homme d’affaires belgo-rwandais, Pascal Kanyandekwe. Pour le parquet, il aurait été envoyé par le gouvernement rwandais en Afrique du sud pour organiser cette attaque.

Interrogé par son avocat, Pascal Kanyandekwe assure n’être venu que pour ses affaires en Afrique du sud, il assure être le patron de plusieurs compagnies au Rwanda comme au Burundi et avoir une centaine d’employés. S’il est venu en juin 2010, c’était pour acheter des avions pour ses clients et pas pour organiser une attaque contre le général Kayumba Nyamwasa.

L’ancien chef d’état-major du Rwanda est dans la salle d’audience. Il écoute. A aucun moment, le principal accusé dans cette affaire ne se tournera vers lui. « Je n’ai jamais participé à aucune activité illégale », assure Pascal Kanyandekwe, ajoutant qu’il a été élevé dans une famille très croyante, qu’il n’a jamais touché à une arme de sa vie.

Le principal accusé nie tout

Quand son avocat l’interroge sur le sac qu’il a en main, le jeune homme de 32 ans demande à le voir de plus près. C’est bien son sac, mais il ajoute qu’il n’était pas déchiré avant son arrestation. Le procureur sourit et dit que c’était il y a trois ans.

L’avocat de Pascal Kanyandekwe fait ensuite l’inventaire des affaires que la police dit avoir trouvé à l’intérieur et demande à son client s’il les reconnaît. Parmi elles, une photo du chauffeur de l’époque du général Kayumba Nyamwasa, qui se trouve lui aussi sur le banc des accusés. Pascal Kanyandekwe affirme n’avoir jamais vu cette photo.

L’accusé numéro 6 murmure, mais il dément tout ce dont le procureur l’accuse : avoir recruté le commando, supervisé l’attaque, tenté de soudoyer la police. Le procureur, lui, s’est dit convaincu d’être capable samedi prochain de le mettre face à ses contradictions.

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