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Article publié le : mercredi 28 août 2013 à 05:06 - Dernière modification le : mercredi 28 août 2013 à 12:05

Remaniement en Centrafrique: le numéro deux de la Seleka remplacé par un fidèle de Bozizé

Le pasteur Josué Binoua, nouveau ministre de l'Intérieur et de la Sécurité en Centrafrique.
Le pasteur Josué Binoua, nouveau ministre de l'Intérieur et de la Sécurité en Centrafrique.
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Par RFI

Hier, mardi après-midi, le quartier de Boy-Rabe a reçu la visite du nouveau ministre de l'Intérieur et de la Sécurité, le pasteur Josué Binoua, un ancien ministre de l'ex-président François Bozizé. Jeudi dernier, le président de transition, Michel Djotodia, avait procédé à un mini-remaniement au sein de son gouvernement. Josué Binoua remplace donc Noureddine Adam. Le numéro deux de la Selaka a-t-il payé au prix fort les exactions commises en marge de l'opération de Boy-Rabe ?

En dépit des rumeurs qui ont couru à Bangui, le départ de Noureddine Adam du ministère de la Sécurité n'est pas une sanction. Le numéro deux de la Seleka conserve son statut de ministre d'Etat, et prend la tête de la Cedad, le Comité extraordinaire de la défense des acquis démocratiques, une sorte de service de renseignement.

Considéré comme le cerveau du coup d'Etat du 24 mars, Noureddine Adam est un homme de l'ombre et ne cachait pas sa volonté de quitter les devants de la scène, selon plusieurs sources. Son remplacement était donc attendu.

Josué Binoua, nouveau chef de la sécurité

Plus surprenant en revanche est le choix de son successeur : Josué Binoua. Ancien homme fort du régime de l'ex-président, François Bozizé, il s'était montré très critique vis-à-vis de la Seleka lors de son offensive, dénonçant à plusieurs reprises un « péril islamique ». Officiellement, sa nomination constitue donc un geste d'apaisement.

Mais quelle sera sa marge manœuvre ? Beaucoup s'interrogent à Bangui et y voient surtout une manière pour Michel Djotodia de donner des gages à la communauté internationale après les exactions commises à Boy-Rabe. Le président de la transition peine à ramener la sécurité dans son pays. Il est accusé de laisser la conduite des affaires entre les mains d'anciens seigneurs de guerre.

Nouvelles violences à Boy-Rabe

Et le quartier de Boy-Rabe, dans le nord de Bangui, a connu un nouveau regain de violence, mardi 27 août. Un calme précaire régnait hier soir. Les éléments armés qui tenaient la sortie est du quartier ont été délogés par la Fomac en fin d'après-midi. La Force multinationale d'Afrique centrale est intervenue avec quelque 300 hommes et 60 véhicules. Elle patrouillait encore mardi soir tandis que la Seleka était cantonnée à un check-point.

Pour rappel, la Seleka avait investi le quartier de Boy-Rabe la semaine dernière dans une opération dite de « fouille de caches d’armes ». Une opération musclée qui avait mal tourné : une dizaine de personnes avaient été tuées. De nombreux pillages avaient également été constatés. Cette fois, aucune perte en vies humaines n’a été déplorée, mais de nouveau, des scènes de pillages ont été signalées.

Un pays « au bord de la somalisation »

Après ces violences, la France s'inquiète de la situation dans le pays. Lors de la conférence des ambassadeurs, mardi, le président français, François Hollande a appelé l'ONU et l'Union africaine à se saisir de la situation en Centrafrique, un pays, a-t-il dit, « au bord de la somalisation » où 60 000 enfants risquent de mourir de malnutrition et qui compte un million et demi de déplacés. Selon lui, « il est plus que temps d'agir ».

François Hollande

Président de la République française

J'appelle donc l'Union africaine et le Conseil de sécurité à se saisir de cette très grave situation. Et la France, là encore, les y aidera.

 

28/08/2013 par Laurent Correau

tags: France - François Bozizé - François Hollande - Michel Djotodia - République centrafricaine - Seleka
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(2) Réactions

On se demande bien à quoi

On se demande bien à quoi finalement jouent les hommes armés de Seleka, Michel Djotodia, le gouvernement, la classe voire la communauté internationale. Alors les appels sont lancés pour que les habitants meurtris, dépouillés et endeuillés de Boye-rabe retournent chez eux, ceux de boeing un autre quartier de Bangui, menacé par ces hommes qui sèment la terreur se voient obliger d'envahir la piste de l'aéroport Bangui M'Poko où ils ont dû passer toute la nuit. Comment pouvait-il en être autrement? Face au mutisme des "authorités", la population qui est désormais livrée aux brutalités et à la barbarie de ces hommes s'accrochent à cette solution. En trouvant refuge sur la piste de l'aéroport, beaucoup ont pu échapper au projet macabre des seleka. Ils ont compris que c'est la seule façon d'attirer l'attention sur leur sort. Résister reste le seul moyen dont ils disposent. Les criminel de seleka ne pourront pas les atteindre du moment ou l'armée française qui assure la protection de l'aéroport. Maintenant quelle sera la suite, s'ils quittent la piste, comme le leurs ont demandé les négociateurs, ils seront à la merci des seleka, une autre épisode de tuerie va démarrer... et en bon pyromane, monsieur Djotodia et Nicolas Tiangaye et la classe politique défileront pour condamner les massacres des innocents. Le peuple doit-il être sacrifié pour les intérêts occultes et égoïstes dans l'indifférence comme cela jsuques à quand?

un APPEL du président

Un APPEL du président Hollande en direction de l’ONU et l'union africaine eu égard à la situation en rca ,mais MOBILISATION du président hollande eu égard à la situation en Syrie. vous me direz que les contextes sont différents, mais je vous réponds qu'il s'agit dans un cas comme dans l'autre de la souffrance et la mort des populations. alors quelle vie vaut plus. l'on parle d'environ 6000 morts en Syrie depuis le début du conflit , mais en rca en plus du millier des morts du conflit l'on est en présence d'une catastrophe imminente qui ferait 60000 morts!!! alors...

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