Cameroun / RCA - 
Article publié le : samedi 31 août 2013 à 22:49 - Dernière modification le : samedi 31 août 2013 à 22:54

La présence de réfugiés centrafricains source de tensions dans l’Est du Cameroun

Des soldats de l'armée centrafricaine dans une rue de Bangui, le 30 décembre 2012. Les autorités camerounaises soupçonnent une partie des réfugiés d'être d'anciens combattants pro-Bozizé.
Des soldats de l'armée centrafricaine dans une rue de Bangui, le 30 décembre 2012. Les autorités camerounaises soupçonnent une partie des réfugiés d'être d'anciens combattants pro-Bozizé.
REUTERS/Luc Gnago

Par RFI

Des réfugiés centrafricains, soupçonnés d'être d'anciens soldats fidèles à l’ancien président François Bozizé, essaieraient depuis quelques jours de fuir les camps de réfugiés où ils ont été dirigés pour gagner les villes de Bertoua, et même la capitale, Yaoundé. Les autorités camerounaises ont renforcé leur présence militaire dans la région, et la frontière entre les deux pays est fermée depuis deux semaines.

Avec notre correspondant à Yaoundé,

Yaoundé ne confirme rien, mais des informations de sources concordantes, confirmées par les responsables régionaux du Haut commissariat aux réfugiés, sont formelles : il y a bien eu, mardi 27 août, un mouvement massif de réfugiés centrafricains - près d’un millier - qui ont tenté de migrer depuis leurs camps de Burungu et Garoua-Boulaï vers la ville de Bertoua.

Ces ressortissants centrafricains, prétextant de mauvaises conditions de vie dans ces camps, ont mis le cap plus au sud, avec l’intention de gagner des villes plus importantes. Ils ont déclaré vouloir être scolarisés. Les autorités camerounaises, informées de ce mouvement, les ont aussitôt interceptés, et contenus dans la localité de Nadoungué, à 40 kilomètres de la ville de Bertoua.

Craintes de tensions entre pro-Bozizé et Seleka

Un officier de l’armée camerounaise a confié à RFI, sous couvert d’anonymat, que « plusieurs centaines de ces réfugiés sont soupçonnés d’être d’anciens soldats des forces armées centrafricaines », mises en déroute par les éléments de la Seleka pendant les batailles qui ont conduit à la prise de pouvoir de Michel Djotodia à Bangui en mars 2013.

L’Est Cameroun, frontalier avec la RCA, connaît de graves problèmes d’insécurité depuis plusieurs mois. Il y a deux semaines, des éléments identifiés comme faisant partie de la Seleka ont assassiné un officier de police en territoire camerounais. Yaoundé a aussitôt décidé de la fermeture de sa frontière d’avec son voisin.

tags: Cameroun - François Bozizé - Michel Djotodia - Réfugiés - République centrafricaine - Seleka
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(2) Réactions

Comment peut-on comprendre

Comment peut-on comprendre qu'au vu et su de notre colonisateur des extrêmistes maltraitent toute une population, et il reste sans mot dire à croire qu'il est complice de ses atrocités sur la population? des braves civiles femmes enfants de tout âge confondu font l'objet de massacre, et celà interpelle aucune réaction.Ce qui s'est passé à Bouar ne leur dit rien.

la RCA est un pays souverain

la RCA est un pays souverain et n'a pas besoin de l'intervention de nos voisins, car le Tchad s'implique à corp et âme aux problèmes centrafricains, malgré sa prétendueforce quelque soit la longueur de la nuit le jour apparaîtra.

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