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Afrique

Défense République centrafricaine Seleka

En RCA, la Fomac a besoin d'autres forces pour faire mieux

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Une force d'interposition chasse l'autre en République centrafricaine. La Misca, la mission internationale de soutien à la Centrafrique remplacera avant la fin de l'année la Fomac, la force d'Afrique centrale. Aura-t-elle la tâche plus facile, sera-t-elle plus efficace que la Fomac souvent décriée par la population ? Olivier Rogez reçoit Ahmad Allam-Mi, le secrétaire général de la CEAC, la Communauté économique d'Afrique centrale.

RFI : La Fomac, la Force multinationale des Etats d’Afrique centrale doit laisser place à la Misca. Sait-on quand cette Mission internationale de soutien à la Centrafrique se déploiera à Bangui ?

Ahmad Allam-Mi : La Misca est déjà créée. Elle est, en principe, en train de se déployer. D’ici la fin décembre on pourra dire que la Misca s’est déployée. Ce sera le moment où la responsabilité formelle sera prise par la Misca. D’ici fin septembre nous allons, l’Union africaine et la CEAC, à la suite d’une concertation, désigner, déjà, le chef de la mission.

Est-ce que l’on sait déjà comment se fera l’articulation entre les différents contingents, entre ceux de la Fomac d’un côté et les 3 600 hommes de la Misca de l’autre ? Est-ce qu’on va reprendre les éléments de la Fomac au sein de la Misca ?

Dans les 3 600 hommes de la Misca, il y aura les 2 000 éléments de la Fomac. La différence entre les 3 600 et les 2 000 sera comblée par les autres Etats africains et peut-être même par des Etats de l’Afrique centrale, parce qu’il y a déjà le Burundi qui manifeste l’intérêt de s’associer aux Etats membres de la CEAC.

Donc tous les effectifs de la Fomac se retrouveront dans la Misca ?

Absolument. Tous les effectifs de la Fomac se retrouveront dans la Misca. Ils constitueront même l’essentiel de la force, le socle.

Alors les populations centrafricaines et notamment à Bangui, attendent une force impartiale et qui garantisse leur sécurité. Est-ce qu’avec la Misca ce sera le cas, selon vous ?

D’abord je voudrais dire que les forces de la Fomac ne sont pas partiales. Elles sont impartiales, il n’y a pas de raison que la Misca ne soit pas impartiale. Je ne vois pas quelle serait la raison. Mais la comparaison entre la Fomac et la Misca est inutile, puisque de toutes les façons la Fomac dans le cadre de la CEAC, agit au nom de l’Afrique, au nom de l’Union africaine.

On le sait, la Fomac a eu des difficultés à assurer la sécurité à Bangui et en RCA. Qu’est-ce qui garantit que la Misca réussira là où la Fomac a parfois échoué ?

Il faut reconnaître que la Fomac a eu à faire face à une situation très délicate. Je ne voudrais pas rappeler ce contexte dans lequel la Fomac est intervenue. Au départ, la Fomac était en dessous de 500 hommes. Dire que la Fomac n’a pas réussi, ce n’est pas reconnaître les résultats auxquels elle est parvenue aujourd’hui !

Il y a quand même eu des difficultés ponctuelles. On l’a vu dernièrement au mois d’août dans le quartier Boy-Rabe de Bangui, où des éléments de la Seleka ont pillé et la Fomac a eu du mal à empêcher cela. Est-ce que demain la Misca aura des moyens plus importants pour permettre d’éviter une telle situation ?

La Fomac a eu peut-être des difficultés pour empêcher cela, mais elle a réussi quand même à mettre un terme aux pillages. Elle a réussi par des négociations aussi, à convaincre les manifestants de l’époque à rentrer chez eux. Elle est parvenue à assurer la sécurité. En ce moment même, c’est elle qui effectue des patrouilles dans tous les quartiers de Bangui. Il est vrai que nous avons besoin au niveau de la Fomac, d’être renforcé par d’autres forces pour faire mieux.

On le sait, au sein de la Fomac un contingent fait l’objet de critiques, c’est le contingent tchadien. Est-il nécessaire à l’avenir de maintenir un contingent tchadien à Bangui ?

Je ne voudrais pas entrer dans cette polémique. Les Tchadiens sont ressortissants des Etats de l’Afrique centrale. Ils sont à l’intérieur d’une force, la Fomac. La Fomac ne connaît pas de nationalité. Ce sont des représentants de toutes les nationalités, qui agissent au nom de la communauté économique de l’Afrique centrale. Donc les Tchadiens interviennent sous le contrôle d’un commandant des forces, qui n’est pas tchadien, et je ne vois pas pourquoi on voudrait faire porter aux Tchadiens une responsabilité qu’ils n’ont pas. Il est vrai que le Tchad est voisin de la Centrafrique, qu’il y a quelques brebis galeuses tchadiennes, quelques aventuriers peut-être, qui se sont embarqués dans le cadre de la Seleka en Centrafrique, qui ont commis peut-être des exactions. Le Tchad a joué un rôle important en Centrafrique. Les Centrafricains devraient le reconnaître et continuer je crois, à jouer ce rôle-là ; à soutenir donc la Misca.

Mais vous reconnaissez quand même qu’il y a un problème d’image des Tchadiens, au sein de la population centrafricaine quand même ?

Il n’y a pas de vraie image au sein de la majorité des Centrafricains. Il y a un dénigrement des Tchadiens, volontairement fait par ceux qui ne souhaitent pas le changement, ceux qui ne soutiennent pas la transition. Les Centrafricains ont besoin de se mobiliser ensemble, autour de l’autorité de la transition pour construire leur pays, au lieu de chercher à remettre la responsabilité sur des boucs émissaires, les Tchadiens. 

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