RDC : ouverture à Kinshasa des concertations nationales

Les concertations nationales s'ouvrent ce samedi 7 septembre 2013, à l'initiative du président Joseph Kabila.
© Reuters/Tiksa Negeri

Les concertations nationales voulues par le président Joseph Kabila s'ouvrent ce samedi 7 septembre au palais du Peuple de Kinshasa. L'objectif officiel de ces concertations est d'inviter toutes les composantes de la vie publique congolaise pour apaiser les divergences et de favoriser l'émergence d'une cohésion nationale. Elles devraient durer environ deux semaines. Mais une partie de l'opposition refuse d'y participer.

Joseph Kabila, président de RDC
07-09-2013 - Par Kamanda Wa Kamanda

Les députés issus de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), ont décidé de prendre part aux concertations, mais leur ex-parti rappelle que la plupart ont été radiés. « Quiconque prétend que l'UDPS participe à ce dialogue se rend coupable d'escroquerie morale », a déclaré à RFI le directeur de cabinet d'Etienne Tshisékédi, qui regrette, entre autres, que la question de la légitimité des institutions ne figure pas parmi les thèmes abordés.

Le Mouvement de libération du Congo (MLC), a accepté l'invitation, et se félicite d'avoir pu ajouter à l'ordre du jour la réforme des secteurs de la sécurité et du renseignement. « Mais au moindre subterfuge, nous claquerons la porte », a mis en garde Thomas Louaka, secrétaire général du parti, qui souligne que « le MLC ne se rend pas aux concertations dans le but de rejoindre un éventuel gouvernement d'union ».

Chaises vides

Vital Kamerhe
07-09-2013 - Par Nicolas Champeaux

Il faut noter que l'ancien président du groupe parlementaire du MLC, Jean Lucien Boussa, qui a été écarté par son parti, s'était prononcé contre une participation de sa formation.

Enfin, les chaises du M17 et celles de l'Union pour la nation congolaise (UNC), de Vital Kamerhe resteront vides, ce dernier refuse de participer à « une vaste blague qui ne vise qu'à prolonger le mandat du président Kabila ».

 Ceux qui boycottent les concertations nationales sont minoritaires et n'ont pas à l'esprit l'intérêt de leur pays, regrette le ministre Lambert Mendé porte-parole du gouvernement.

La cohésion exige que tout le monde comprenne l'importance des enjeux. Lorsque la nation est en danger, il faut que l'on s'oublie un peu soi-même.

Lambert Mendé
07-09-2013 - Par Nicolas Champeaux

 

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