Au Rwanda, Mary Robinson évoque la situation dans l'est de la RDC et la rébellion du M23

L'envoyée spéciale de l'ONU pour la région des Grands Lacs, Mary Robinson.
© REUTERS/Thomas Mukoya

L’envoyée spéciale de l’ONU pour les Grands Lacs était au Rwanda ce samedi 7 septembre. Lors de cette dernière étape de sa tournée dans la région, elle a rencontré la ministre des Affaires étrangères, le ministre de la Défense et le président Paul Kagame, juste avant de rencontrer les journalistes lors d’une conférence de presse. Cette visite intervenait alors que le Rwanda a été récemment une nouvelle fois accusé par l’ONU de soutenir le M23 et que les chefs d’Etat de la région réunis à Kampala se sont mis d’accord pour la reprise des pourparlers lundi et pour deux semaines entre le gouvernement congolais et le M23. Et Mary Robinson s’est montrée assez vague concernant les accusations de l’ONU à l’égard du Rwanda.

Elle avait promis il y a quelques jours de parler d’une manière franche et sincère aux autorités rwandaises après que Kigali avait été de nouveau accusé par l’ONU de soutenir le M23. Interrogée par deux fois par les journalistes sur le message qu’elle a fait passer au président Kagame ce samedi 7 septembre, Mary Robinson élude la question.

La première fois, elle cède la parole à Russ Feingold, l’émissaire des Etats-Unis présent à ses côtés. Ce denier explique que la délégation a effectivement évoqué, « partout où ils étaient allés » ces derniers jours, les « préoccupations » autour de possibles soutiens aux groupes armées en général. Pas une seule fois, il ne prononce le nom du Rwanda et il explique que leurs préoccupations ne concernent pas seulement le soutien au M23 mais également un possible soutien ou coopération de la RDC aux FDLR.

Interrogée une seconde fois sur la même question par un journaliste, Mary Robinson prend finalement la parole. Elle raconte s’être entretenue avec le président Kagame et avec les ministres rwandais des Affaires étrangère et de la Défense « des fortes perceptions et du très fort sentiment de soutien au M23 qui seraient ressentis dans le Nord-Kivu au sein de la population et au sein des autorités congolaises ». Elle n’évoque en aucun cas les accusations des Nations unies et réaffirme sa confiance dans les pourparlers qui doivent s’ouvrir à Kampala lundi entre le gouvernement congolais et le M23.

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