RCA - 
Article publié le : dimanche 08 septembre 2013 à 21:47 - Dernière modification le : dimanche 08 septembre 2013 à 22:48

Centrafrique: des villages autour de Bossangoa sous le contrôle d'hommes armés pro-Bozizé

Un combattant de la Seleka devant une des résidences pillées de l'ex-président Bozizé, à Sassara, près de Bossangoa, le 6 avril 2013.
Un combattant de la Seleka devant une des résidences pillées de l'ex-président Bozizé, à Sassara, près de Bossangoa, le 6 avril 2013.
AFP PHOTO / PATRICK FORT

Par RFI

La situation est toujours tendue dans le nord-ouest de la Centrafrique. Depuis samedi, plusieurs localités autour de la ville de Bossangoa sont tombées sous le contrôle d’hommes armés qui se revendiquent de l’ancien président Francois Bozizé. On a dénombré une soixantaine de morts lors des affrontements. Des renforts de la Seleka ont été envoyés par Bangui. Ils se sont livrés à leur tour à des exactions. Et ce dimanche 8 septembre au soir, cependant, les localités occupées restent toujours sous contrôle de ces hommes armés pro-Bozizé.

La situation reste toujours chaotique à Bossangoa. Le contact téléphonique avec ce secteur est pratiquement impossible depuis le début de l’après-midi. D’après les dernières informations, les soldats envoyés en renfort ce dimanche matin par Bangui se sont livrés à des exactions sur la population civile. On signale des scènes d’assassinats, de viols et de pillages.

En ce qui concerne les localités contrôlées depuis samedi par des hommes se revendiquant de l’ancien président Bozizé, il est difficile de savoir ce qui s’y passe. Des assaillants s'en seraient pris aux membres de la communauté musulmane, après la prise de ces localités mais, d’après nos sources, les hommes de la Seleka, avant leur retrait de ces zones, se sont aussi livrés à des exactions sur des personnes issues de la communauté chrétienne.

Selon nos informations toujours, les assaillants veulent installer une base dans les zones occupées afin de lancer une reconquête du pouvoir.

Bangui promet des ripostes

Guy Simplice Koudegue
 

Porte-parole du président centrafricain de la Transition

08/09/2013
par Florence Morice
 
 

Le porte-parole du président de Transition déplore la mort de plus de cinquante personnes, des civils et au moins cinq membres de la Seleka. Mais il dément que les hommes de la Seleka se soient livrés à des exactions au moment de leur entrée à Bossangoa. Guy Simplice Kodegue, reconnait également que deux membres de l'ONG Acted ont été tués par des éléments des forces de défense, pris par erreur pour des informateurs. Il assure que des instructions ont été données pour que les responsables soient transférés à Bangui.

Le porte-parole du gouvernement de la Transition se dit aussi inquiet de la situation humanitaire sur place. « La situation actuellement à Bossangoa n’est pas du tout bonne, car les populations inquiètent des exactions commises dans les villages environnants sont obligées de se déplacer afin de se prémunir d’éventuelles attaques dans la ville de Bossangoa », explique-t-il. Il y a de nombreux assassinats de femmes, d’enfants, de vieillards, certains sont morts brûlés en représailles. Les forces de sécurité parlent d’environ 200 assaillants dans la localité de Benzambe qui essayent de rejoindre la ville de Bouka, rapporte-t-il.

D’après Guy Simplice Koudegue, des stratégies sont en train d’être mises en place par l’armée afin de reprendre le contrôle de ces localités. Il a également demandé qu'une enquête internationale soit ouverte sur ces événements.

tags: François Bozizé - Michel Djotodia - République centrafricaine - Seleka
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(6) Réactions

Que Bozoumssé alias Kangara

Que Bozoumssé alias Kangara le général d'opérette et ses parents Gbayas ne confendent pas la RCA à l'ouham!! n'est il pas satisfait de tout le mal qu' il a fait aux centrafricains? qui à introduit la culture de rébellion en RCA? Si Bozoumssé et les gbayas s'estiment forts alors à quoi ça sert de déclencher les hostillités et prendre la poudre d'escompette aussitôt aprés laissant des pauvres civils subir les représailles?

Oh là! De ce que tu affirmes

Oh là! De ce que tu affirmes il serait judicieux, d'après toi, de regretter François Bozizé, n'est-ce pas? Moi je dis non! Les homologues de F.Bozizé lui accordé la possibilité de rester au pouvoir durant trois (3)ans, presque un mandat présidentiel dans certains pays. Au lieu de cela, il a préféré jouer au trouble-fête et se prendre pour le plus fort. Le résultat est ce qui est arrivée: la présence à la tête du pays d'un aventurier porté par des illettrés barbares.

Nous devons aller de l'avant et cesser de toujours réclamer les "vieux" hommes qui n'ont jamais travaillé dans l'intérêt de leurs pays, en l'occurrence, François Bozizé Yangouvonda fait parti de ce groupe en voie de disparition. La RCA ne s'en portera que mieux. La gestion du patrimoine nationale et la conduite du développement doivent être cogérées et ne plus être l'affaire des "Hommes forts" qui nous tant déçus. L'objectif est l'éviction des barbares de la SELEKA, ensuite une réconciliation nationale fondée sur la vérité de gérer nous-mêmes notre pays à partir des souffrances de toutes sortes que nous avons connues.

Fini l'époque des "Hommes forts"! Vive l'avènement des hommes libres, sérieux, honnêtes et soucieux du bien-être général...

On a toujours cru que BOZIZE

On a toujours cru que BOZIZE était la source de tous les problèmes des centrafricains, et qu'en le lachant tout allait être réglé. N'est-il pas temps que François Hollande et les présidents de la CEMAC regrettent qu'ils ont pris la pire décision? Ils n'ont qu'à se rendre compte que BOZIZE était le moindre mal. Mieux valait garder BOZIZE et donner à la Centrafrique de rester un Etat que de vouloir coûte que coûte le lâcher et transformer la RCA en un champ de ruine. Il est temps pour Hollande de corriger cette erreur. Autrement, il aura les Centrafricains morts inutilement sur sa conscience et l'Histoire finira par le rattraper. Pouquoi lui? Parce que cette situation en Centrafrique ne pouvait arriver sans son accord. Le feu vert accordé au Tchad et Déby pour appuyer la Séléka afin de chasser BOZIZE commence à coûter énormément.

Le degré de barbarie atteint

Le degré de barbarie atteint par la coalition des démons pompeusement appelé SELEKA ne peut que conduire à cette réplique faite avec autant de détermination. Tuer, torturer, blesser, violer et piller ces sont les seuls verbes que savent conjuguer ces hommes primitifs qui composent la SELEKA.

Aujourd'hui, ils trouvent en face d'eux des hommes tout aussi déterminés à leur faire ravaler leurs actes de naissance. A mon avis, ce serait trop simpliste de mettre en avant des hommes aux ordres de François Bozizé. Devant les violence de ces hommes venus du nord et de l'est de la RCA il fallait leur opposer une résistance tout aussi farouche et c'est bien ce que nous sommes en train de vivre.

Si la France ne se retourne pas contre Idriss Deby pour lui dire stop, la situation en RCA deviendra ingérable voir tellement complexe qu'il sera difficile de trouver une solution satisfaisante pour tout le monde. Le départ de F.Bozizé s'est transformé en une lutte entre deux communautés, d'un côté les chrétiens cherchant à se venger des musulmans qui les ont réduit à l'indigence.

François Copé a raison de dire que le Président français manque d'expérience en matière de politique internationale. Et voilà comment les erreurs d'un homme conduisent à un drame qui se vie loin de son appartement...

J'ai dit depuis le début du

J'ai dit depuis le début du coup que c'était très mal parti pour ce pays.
Former une rébellion pour reverser un président, c'est compliquer tout.
On forme une rébellion n'importe comment et jamais on arrive à les maitriser. Quand se dit qu'il a pris un risque et il faut coute que coute en tirer profit et voila que le pays est entrain de tout perdre. En Centre Afrique, il a fallu que la commission internationale mettait la pression sur François Bozizé pour le respect des accords.

Aprés Bouar,Boy Rabbé,et Boeing

Aprés Bouar,Boy Rabbé,et Boeing,c'est maintenant Bossangoa,Djotodiable,toi,tes séléka, Tiangaye,Ziguélé et consorts,vous n'avez pas pris le pouvoir pour délivrer le peuple centrafricain comme vous l'avez si honteusement déclaré mais pour effacer les gbayas de la carte de la RCA.Le dernier mot appartient à DIEU.Souvenez-vous de ce qui est arrivé à Sani Abacha du Nigéria.Tiangaye es-tu réellement un homme de droit?Es-tu réellement un défenseur des droits de l'homme?J'ai pitié de toi,à ta place je demissionne à l'instant même.Le sang de tes parents du 4ème arrondissement crie devant DIEU en ton nom plus que tous les autres.Tu es le plus inconsient de tous les 1ers ministres de la RCA. Idriss Deby, le soudanais qui règne au Tchad votre parrain a tué tous les sudistes et s'acharne contre les chrétiens centrafricains sera jugé un jour pour tous ces crimes.

La communauté internationale est-elle insensible à la souffrance de la population de Bossangoa et de la Centrafrique au point de laisser Idriss Deby et Ahmad Allam-Mi détruire à leur gré la RCA,décimer son peuple au nom de l'islam? Non à la Somalisation de la Centrafrique.

Non au génocide des Gbayas,des chrétiens et des centrafricains.

M.Hollande demandez à votre ami Idriss Deby de laisser la Centrafrique au centrafricains. Notre pays ne sera jamais une 25e province du Tchad. Dieu veille sur nous et notre pays. Sa justice éclatera bientôt.

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