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M23 Ouganda RDC

Kampala: négociations sous pression entre le M23 et la RDC

Leaders du M23 à Bunagana, dans l'est de la RDC, le 8 septembre 2013.
© REUTERS/Kenny Katombe

C'est aujourd'hui, lundi 9 septembre, qu'expire l'ultimatum des chefs d'Etat de la conférence internationale des Grands Lacs pour la reprise des négociations entre les rebelles du M23 et le gouvernement congolais, sous médiation ougandaise. Les deux parties ont accepté de se rendre à Kampala, mais de nombreuses incertitudes persistent sur le déroulé de ces négociations. Le texte, signé la semaine dernière par les chefs d'Etats de la région donne quatorze jours aux deux parties pour parvenir à un accord. Et la pression de la communauté internationale s'est accrue ces dernières semaines. Que va-t-il se passer exactement ? Que peut-on attendre de ces discussions ?

Je dirais qu'on a fait 80% du chemin. On veut seulement que ça continue et que ça aille plus vite.

Cyprus Kiyonga, ministre ougandais de la Défense, «facilitateur» des négociations de Kampala
09-09-2013

L'avion de la délégation congolaise, n'arrivera qu'en fin de journée, ce lundi 9 septembre, à Kampala. Il y a donc très peu de chances que les discussions débutent dès aujourd'hui. Au total, ils seront douze côté rebelles, une petite dizaine côté gouvernement de RDC pour ce nouveau round de négociations.

Pas de plénière

Pas assez, selon le règlement, pour permettre la tenue d'une plénière et donc la signature d'un accord. Dans un premier temps, les échanges auront lieu par écrit, par l'intermédiaire de la médiation. « Nous enverrons l'ensemble de la délégation si un accord se dessine », précise François Mwamba, le coordinateur côté congolais. Selon la médiation ougandaise, c'est un texte de synthèse rédigé au mois de juin, qui devrait servir de base aux échanges. Un texte déjà rejetté par les deux parties.

Positions réaffirmées

Ces derniers jours, chacun a réaffirmé ses positions. Pour Kinshasa, il y a deux lignes rouges : pas d'amnistie, ni de réintégration pour les hauts gradés, notamment. « Nous ne souhaitons pas une intégration, ni au sein de l'armée, ni au sein du gouvernement congolais », a répliqué hier Bertrand Bisimwa, le président du M23. « Cette armée n'est pas attrayante », a-t-il justifié. Il s'est dit prêt en revanche à envisager un désarmement des rebelles mais à deux conditions : la mise au pas des FDLR, et le retour des réfugiés congolais.

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