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Guinée

Guinée: l’opposition doute toujours de la validité du fichier électoral

Des opposants manifestent à Conakry pour demander la tenue d'élections libres et transparentes, le 18 février 2013.
© Reuters / Samb

En Guinée, à l'approche des législatives du 24 septembre, le ton monte entre l'opposition et la Commission électorale. L'opposition estime que le fichier électoral comporte un grand nombre d'irrégularités et exige que la Céni procède à un nouvel affichage de ce fichier dans les bureaux de vote afin de déterminer sa conformité. La Céni a refusé par manque de temps. L'opposition menace donc de reprendre ses manifestations dès la fin de la semaine si elle n'obtient pas satisfaction.

La confiance rétablie après l'accord politique du 3 juillet n'est plus de mise en Guinée. A moins de quinze jours du scrutin, l'opposition n'est pas satisfaite du fichier électoral et continue de soupçonner la Céni de vouloir le trafiquer.

Elle réclame l'affichage de la liste électorale qui, selon elle, permettrait de débusquer les anomalies. Ainsi l'UFDG de Cellou Dalein Diallo s'étonne du fait que partout dans le pays sauf dans son fief, la Moyenne-Guinée, le nombre de bureaux de vote augmente. Elle s'étonne aussi du fait que la hausse soit particulièrement marquée en Haute-Guinée, fief du président Alpha Condé.

La date du 24 septembre remise en cause ?

La Céni rétorque qu'elle a procédé à des regroupements de bureaux de vote dans certaines régions et que dans d'autres, comme la Haute-Guinée, l'immigration interne pour des raisons économiques explique une hausse du nombre d'électeurs. L'opposition ne le nie pas mais réclame des chiffres précis et des données locales.

La Céni, qui affirme vouloir travailler dans la transparence, a proposé aux opposants de leur fournir le fichier électoral, mais l'opposition estime qu'elle n'a pas les moyens techniques et matériels de vérifier cinq millions d'électeurs inscrits dans 12 000 bureaux de vote. Quant à l'affichage des listes réclamées par l'opposition, il prendrait au bas mot quinze jours, estime la Céni et l'on ne pourrait plus dès lors organiser l'élection le 24 septembre prochain. Une perspective qui n'effraie pas l'opposition.

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