Afrique de l’Ouest: deux plans adoptés pour lutter contre la déforestation et la désertification

La forêt classée des Kalounayes constitue l’un des principaux massifs forestiers de basse Casamance.
© Office tourisme Casamance

L’Afrique de l’Ouest a adopté, le jeudi 12 septembre 2013, deux programmes importants dans le domaine de la protection de l’environnement. Le premier concerne la gestion des écosystèmes forestiers et le second la lutte contre la désertification. Des plans de convergence préparés par des experts de l’environnement et des eaux et forêts de la sous région, qui étaient réunis à Abidjan depuis le début de la semaine.

L’Afrique de l’Ouest a perdu 19% de son couvert forestier entre 2000 et 2010 et ce ne sont pas moins de 870 000 hectares qui disparaissent chaque année. A ce rythme, si rien n’est fait, il n’y aura plus de forêts dans cette région d’ici quelques dizaines d’années, selon des données fournies par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). La Cédéao vient de réagir en adoptant deux plans de convergence pour les 15 pays membres.

« Les pays n’ont pas les même problèmes, mais les pays ont les même préoccupations sur beaucoup de choses, explique le Directeur des eaux, forêts, chasses et de la conservation des sols du Sénégal, Daniel André. C’est notamment le cas sur la gestion de nos ressources transfrontalières. Par exemple, la faune n’a pas de frontière, elle va d’un côté, elle va de l’autre. Il faut donc que l’on s’entende pour que des deux côtés, dans chaque pays, on mette en place le même type d’activités pour que l’on puisse protéger la faune ».

Et c’est la même problématique pour la déforestation, ses conséquences n’ont pas de frontières, selon le ministre béninois de l’Environnement, Raphaël Edou : « Je prends le cas du Bénin par exemple, nous avons lancé un grand projet qui s’appelle 10 millions d’âmes, 10 millions d’arbres. Nous allons forcément rendre le pays vert, mais s’il n’y a que nous qui le faisons, ça ne va pas aboutir ».

Les plans concoctés par les experts et les ministres de l’Environnement de la Cédéao recommandent une augmentation de la part consacrée à la protection des forêts et à la lutte contre la désertification. Elle est aujourd’hui de 1% du budget national dans la plupart des pays membres.

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