Centrafrique: situation toujours tendue à Bossangoa

La situation reste toujours instable dans le nord de la Centrafrique. Depuis le week-end dernier, on assiste à un regain de violence à Bossangoa. Le bilan fait état d’une centaine de morts et des maisons incendiées. Plusieurs personnes ont fui la ville et plus de 4500 autres ont trouvé refuge, à l’évêché, pour se mettre à l’abri des règlements de compte. Par ailleurs, chrétiens et musulmans s’accusent mutuellement de créer des tensions.
Avec notre envoyé spécial à Bossangoa,
La tension reste toujours vive à Bossangoa. Chrétiens et musulmans ne s’affrontent pas directement pour l’instant ici, mais ils se regardent en chien de faïence.
Tout à commencé quand des hommes armés ont attaqué la position des ex-Séléka et les membres de la communauté musulmane samedi dernier. Les représailles de la Séléka ont été cruelles. Il y a eu des morts et plus 4500 personnes ont trouvé refuge chez les prêtres catholiques et comptent y rester, malgré le manque d’assistance. « Nous allons rester ici aussi longtemps qu’il le faut. Nous voulons la présence d’une force neutre, pour sécuriser la ville. C'est à ce moment là que nous rentrerons chez nous » raconte un témoin.
Du côté de la communauté musulmane, on se dit aussi victime et on affirme qu’il ne faut pas assimiler des éléments de la Séléka aux musulmans. « Actuellement nous, les musulmans, nous souffrons beaucoup. C’est notre pays, nous sommes nés ici. Mais nos frères nous prennent toujours pour des étrangers. Ils nous assimilent à leur malheur et nous ne comprenons pas. Nos enfants souffrent de faim. Qu’allons nous faire, qu’allons nous faire ? La ville de Bossangoa est aussi la nôtre. Nous demandons la paix, nous voulons que la paix se fasse » assure un autre homme.
La représentante du secrétaire général des Nations unies chargée des affaires humanitaires, Kaarina Immonen, qui s’est rendue jeudi à Bossangoa, a appelé les autorités à vite agir afin de mettre de l’ordre.

Delicious
Digg
Facebook
Twitter
Yahoo!
Technorati



















Réagissez à cet article
(3) Réactions
L'incrédulité la plus totale
L'incrédulité la plus totale m'envahit quant à l'attitude de notre chère France de François Hollande; se précipiter pour épargner au Mali une invasion de Bamako par les islamistes coupeurs-de-main et laisser des milliers de centrafricains se faire massacrer par des islamistes qui avaient pour mission de venir "libérer" leurs coreligionnaires en Centrafrique et par la même occasion lui imposer l'islam comme pratique religieuse.
Vous y comprenez quelque chose à ce comportement du Président français? A présent que sur tout le territoire de la RCA il y a des milliers de déplacés, des centaines de morts et des blessés sans soin sans oublier ceux qui ont trouvé refuge dans les forêts en proie aux risques de morsure par les scorpions, les serpents et le paludisme délivré par les anophèles par million.
Que vaut la parole d'un homme qui déclare : "NOUS SOMMES LA BAS POUR DEFENDRE NOS INTERETS ET NOS RESSORTISSANTS..." lorsque le territoire supposer recevoir ces ressortissants est en proie à une désagrégation? Chacun y trouvera son explication car, moi, j'ai du mal à m'y retrouver.
La France est interpelle dans
La France est interpelle dans ce qui se passe en RCA.Elle est la mieux placee pour aider ce pays.Les morts,il faut les compter comment pour savoir que c'est des humains qui meurent.Les medias vous pouvez encore sauver des vies en Centrafrique.
Je suis très très sidéré
Je suis très très sidéré de la tournure qu'a prise la situation qui prévaut en Centrafrique plus précisément à Bossangoa en ce moment, sans que l'opinion internationale n'intervienne efficacement. Je m'interroge, si la communauté internationale restera dans son mutisme jusqu'à ce qu'il ait plus de tueries et d'exactions sur les vies humaines avant de réagir? Je continue à interpeller la France, en tant que l'une des premières puissances politiques et militaires dans le monde, pays colonisateur de la République Centrafricaine qui connait mieux ce pays de faire quelque chose pour les pauvres victimes innocents dont le nombre ne cesse de croître quotidiennement.