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Article publié le : lundi 16 septembre 2013 à 09:15 - Dernière modification le : lundi 16 septembre 2013 à 09:15

Visite du président djiboutien à Bruxelles: ses opposants l’attendent au tournant

Le président djiboutien Ismail Omar Guelleh.
Le président djiboutien Ismail Omar Guelleh.
AFP PHOTO / POOL / DIEGO AZUBEL

Par RFI

Le président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh doit se rendre, ce lundi 16 septembre 2013, pour trois jours à Bruxelles où s'ouvre une conférence internationale sur la Somalie. Il sera attendu par les défenseurs des droits de l'homme et les opposants djiboutiens qui comptent profiter de sa visite pour dénoncer les dérives du régime.

Pour sa première visite en Belgique depuis 13 ans, Ismaïl Omar Guelleh peut s'attendre à un comité d'accueil. L'opposition djiboutienne, réunie au sein de l'Union pour le salut national, entend dénoncer dans la rue le durcissement actuel du régime depuis les élections de février 2013. Elections que l'opposition dit avoir remportées.

Quant aux défenseurs des droits de l'homme, ils plaident depuis plusieurs jours auprès du ministre belge des Affaires étrangères pour qu'il aborde avec la délégation djiboutienne l'affaire Alhoumekani. Ce ressortissant belgo-yéménite, témoin clé dans l’affaire de la mort du juge Borrel, est retenu depuis trois semaines au Yémen parce que Djibouti veut obtenir son extradition.

Président décomplexé

Si le régime djiboutien a clairement durci le ton vis-à-vis de son opposition, il le fait aussi envers un certain nombre de personnes considérées comme gênantes. C’est aussi le cas d’Abderrakhman Boré. Selon plusieurs sources, cet homme d'affaire djiboutien, qui fut autrefois très proche du président Guelleh, a subi la semaine dernière la même mésaventure que Mohamed Alhoumekani. La justice de Dubaï, où il réside, examine une demande d'extradition émanant de la justice djiboutienne.

Répression à l'intérieur, pression à l'extérieur, c'est un président djiboutien décomplexé qui se rend à Bruxelles. Un homme qui semble ignorer royalement les remontrances du Parlement européen qui en juillet dernier l'a exhorté à cesser la chasse aux opposants.

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Guelleh a dépassé la ligne rouge

Guelleh a dépassé la ligne rouge et contrairement à Bachar Al Asad qui craignait une frappe de grandes puissances occidentales,lui, il ne s'en gêne pas à multiplier les pressions sur ses adversaires politique ou tout autre personnes. Arrestations arbitraires, tortures, écoute téléphoniques ( on attend impatiemment qu'un Edward Snowden local puisse un jour révéler la dangerosité de ce système d'écoute)....les pressions autoritaires du régime sont légion. Et risque de faire Djibouti une prison à ciel ouvert.

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