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France Niger

France: deux événements pour ne pas oublier les otages français au Niger

Banderole de soutien aux otages d’Arlit devant la mairie du IVe arrondissement de Paris, le 16 septembre 2013.
© AFP/Lionel Bonaventure

Pour commémorer ce douloureux anniversaire - les trois ans de captivité de ceux que l'on appelle communément les 4 otages français d'Arlit - les familles et proches des otages - Thierry Dol, Marc Féret, Daniel Larribe et Pierre Legrand - ont participé à deux événements : une marche de soutien dans la nuit de dimanche à ce lundi 16 septembre, ainsi que le dévoilement des portraits des otages sur la façade de la Mairie du 4e arrondissement de Paris.

Les familles, les proches et les comités de soutien. Au total, une cinquantaine de personnes se sont rassemblées sur la place Baudoyer. Chacun tient à la main l'un des portraits des quatre otages, pendant que le maire dévoile au public une banderole où trônent leurs visages. Christophe Girard, Maire du 4e arrondissement, explique son geste.

«  Je pense que pour toutes celles et ceux qui, en automobile ou à pied, descendent la rue de Rivoli, en venant de la Bastille et en allant ver la Concorde, voient - en passant devant l’Hôtel de Ville - les visages des otages d’Arlit, ces visages vont devenir familiers et c’est la meilleure manière de penser à eux, de ne pas les oublier. Car c’est l’oubli, le poison.  »

Une cérémonie qui fait suite à une longue marche qui s'est déroulée dans la nuit de dimanche à lundi 16 septembre. Les familles sont parties du siège des entreprises Areva et Vinci pour arriver au ministère des Affaires étrangères.

Karl Lebeau, président du comité de soutien de Thierry Dol, est très ému. « Faire cette marche, cette nuit, c’était une manière de dire : voilà, ils sont dans le désert ; ils sont seuls et ils souffrent. Nous avons fait une espèce de transhumance et essayé de voir ce qu’ils ont pu subir, souffrir bien que ce soit ridicule, ce coup d’effet, hier, par rapport à ce qu’ils subissent. Mais cela nous a permis – en tant que famille – de nous solidariser, de partager des choses et d’être encore plus soudés pour affronter ce que nous vivons tous les jours. »

Fatigués et épuisés par ces jours d'attente, tous gardent, toutefois, l'espoir de mettre fin au calvaire des otages.

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