Marche symbolique des familles pour les trois ans de détention des otages français au Niger

Banderole de soutien aux otages d’Arlit devant la mairie du IVe arrondissement de Paris, le 16 septembre 2013.
© AFP/Lionel Bonaventure

Les familles des quatre otages francais enlevés par Aqmi au Niger organisaient cette nuit une marche de 18 kilomètres dans Paris pour marquer le troisième anniversaire de leur détention. L'objectif est de continuer de sensibiliser l'opinion mais aussi de faire pression sur les autorités francaises pour qu'elles obtiennent leur libération. Une marche qui s'est terminée à la mairie du IVe arrondissement où une banderole de soutien aux otages d’Arlit à été installée sur la façade.

C'est à trois heures du matin, dans la nuit du 15 ou 16 septembre 2010, que Pierre Legrand, Thierry Dol, Marc Féret et Daniel Larribe ont été enlevés sur le site d'Areva d'Arlit. C'est donc à cette heure precise que les familles ont symboliquement entamé leur marche dans Paris.

Un parcours qui mène aux différents points symboliques : les sièges d'Areva et de Vinci, entreprises auxquelles appartiennent les quatre Francais, puis l'Elysée, le Sénat et l'Assemblée nationale, lieux de pouvoir. A chaque étape, une lettre est déposée. Le périple se poursuit au Quai d'Orsay pour y remettre cette fois un manifeste signé par plus de 12 000 personnes.

Portraits affichés sur la mairie du IVe arrondissement

Les familles, les proches, les comités de soutien, soit plus d’une cinquantaine de personnes se sont ensuite rassemblées sur la place Baudoyer, devant la mairie du quatrième arrondissement. Chacun tenait à la main l'un des portraits des quatre otages pendant que le maire a dévoilé au public une banderole où trônent les visages des quatre otages. « Je pense que pour celles et ceux, qui en automobile ou à pied, descendent la rue de Rivoli c’est important de voir les visages des otages d’Arlit, déclare le maire Christophe Girard. Je pense que ces visages vont devenir familier et c’est le meilleur moyen de ne pas les oublier, car c’est l’oubli le poison ».

« Nous faisons tout pour aller les chercher »

La dernière preuve de vie des otages, non datée, remonte au mois de juillet dernier. Depuis, plus rien. Les familles se plaignent de n'obtenir aucune information des autorités francaises. Si elles comprennent que la discrétion et la confidentialité sont nécessaires dans ce type d'affaires, elles réclament en revanche qu'on leur dise si les négociations avancent ou stagnent.

Hier, dimanche, le président français, s'est exprimé sur cette question lors de son entretien sur TFI. Il a indiqué avoir des « preuves » de vie des otages. Concernant les familles, a-t-il dit, « je peux leur dire que nous faisons tout pour aller les chercher ».

Le voyage du président François Hollande au Mali le 19 septembre aura t-il une influence sur le sort des quatre Français détenus par Aqmi ? C'est en tout cas ce qu'espèrent les familles.

Le président part au Mali, il faut absolument que son voyage au Mali soit déclencheur de la libération.

René Robert
16-09-2013 - Par RFI

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