Mali: un grand jour pour le président Ibrahim Boubacar Keïta

Le président malien IBK accueille son homologue tchadien Idriss Déby (g) à l'aéroport de Bamako, le 18 septembre 2013.
© AFP PHOTO / HABIBOU KOUYATE

Une grande cérémonie s’est déroulée dans l’après-midi de ce jeudi 19 septembre, dans le stade de Bamako, pour marquer le début du mandat présidentiel d'Ibrahim Boubacar Keïta, après son élection le 11 août dernier. En marge de la cérémonie, un mini sommet franco-africain s'est tenu sur la Centrafrique.

Pour cette occasion, une trentaine de chefs d’Etat et de gouvernement ont fait le déplacement. Parmi eux : des dirigeants d’Afrique de l’Ouest mais aussi du Tchad, du Congo et le président français François Hollande.

Dans les tribunes se trouvaient des milliers de personnes mais aussi des militaires maliens, des militaires français de l’opération Serval ainsi que des militaires de la force onusienne, la Minusma.

Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) - président malien démocratiquement élu – a passé en revue les troupes et a été applaudi. Le président tchadien, Idriss Déby a, pour sa part, été également très applaudi. Il faut dire que ses troupes sont intervenues dans le nord du Mali pour participer à la lutte contre les jihadistes, notamment au nord-est du Mali. Et puis, François Hollande figure aussi parmi les chefs d’Etat les plus applaudis. Dans le stade, il y avait d’ailleurs un symbole fort : les drapeaux de la France et du Mali cousus ensemble.

Hommages chaleureux au nouveau président malien

Invité de marque de cette cérémonie, le chef de l'Etat français avait répondu à l'appel au secours lancé par Diocounda Traoré, alors président par intérim. C'était au plus fort de l'avancée des islamistes qui occupaient déjà plusieurs villes du nord. François Hollande avait alors lancé en janvier l'opération Serval, rejointe par des forces africaines.

D'un ton grave et solennel, il a promis le soutien infaillible de Paris à Bamako. « Cette élection ouvre la voie de la reconstruction, de la transition. Je vous l’assure, la France sera là pour vous accompagner, pour le développement, pour l’Etat, la démocratie et pour la réconciliation », a déclaré le président français à la tribune.

Le président tchadien a lui aussi rendu hommage à Ibrahim Boubacar Keïta. Avec deux mille hommes, ses troupes ont été, avec les Français, en première ligne dans les combats violents contre les jihadistes. « Le Mali est aujourd’hui entre les mains d’Ibrahim Boubakar Keïta. L’Afrique et le monde sont heureux de retrouver un Mali debout », a déclaré Idriss Déby.

Présent aussi à cette cérémonie, Alassane Ouattara, président ivoirien et président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Il a, lui aussi, rendu hommage à son homologue malien et l'a félicité chaleureusement.

« Je sais, mon cher Ibrahim, que nous pouvons compter sur toi. Oui, Ibrahim Boubakar Keïta est véritablement l’homme de la situation. Bravo chers frères et sœurs du Mali et bonne chance au Mali, à l’Afrique de l’Ouest, au continent africain. Merci à tous », a déclaré Alassane Ouattara.

Autre hôte, aussi très remarqué, celui du roi Mohammed VI du Maroc qui se déplace rarement pour ce genre d’événement. Seul roi présent à la fête, Mohammed VI compte bien devenir un acteur majeur dans la région. Il l'a dit haut et fort à la tribune.

« Le Maroc ne ménagera aucun effort pour accompagner le Mali, pays frère et voisin, dans les secteurs socio-économiques que votre pays estimera prioritaires. Monsieur le Président, le rêve d’un Mali pacifié est aujourd’hui réalisé », a déclaré Mohammed VI.

Les grands objectifs pour le Mali

Héros de la journée, le président IBK, lors de sa prise de parole à la tribune, s’est engagé à remettre le Mali sur les rails.

La lutte contre la corruption est essentielle et elle sera implacable.
Ibrahim Boubacar Keïta
14-10-2013 - Par RFI


 


 ■ GROS PLAN : La date des législatives maliennes contestée

Alors que vendredi était jour chômé et payé pour fêter la victoire d'IBK à la présidentielle, une polémique s'est ouverte autour de la date des prochaines législatives. Le gouvernement a arrêté le 1er tour au 24 novembre et le second tour au 15 décembre. La décision a été prise par un décret validé lors du dernier Conseil des ministres. Un calendrier qui provoque le mécontentement du FDR la coordination de l'opposition.

Selon le FDR ,il n'y a pas eu de concertation, or une révision du fichier électoral s'impose avant tout nouveau scrutin, notamment pour réintroduire les 350 000 jeunes privés de présidentielle. C'est en tout cas le cheval de bataille des Sopas de la République, un mouvement de contestation citoyenne.
A Bamako, le FDR entend saisir le nouveau chef de l'Etat sur la question des législatives
14-10-2013 - Par Christine Muratet

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