République centrafricaine - 
Article publié le : vendredi 20 septembre 2013 à 12:13 - Dernière modification le : samedi 21 septembre 2013 à 00:21

Centrafrique: le cri d’alarme de la société civile

Des responsables religieux et militaires lors d'une rencontre à la mairie de Bossangoa pour évoquer la dégradation de la situation dans cette partie de la Centrafrique.
Des responsables religieux et militaires lors d'une rencontre à la mairie de Bossangoa pour évoquer la dégradation de la situation dans cette partie de la Centrafrique.
RFI

Par RFI

La Centrafrique sera au cœur des débats lors de l'Assemblée générale des Nations unies, à New York, le 25 septembre prochain. Une ville que s'apprête à rallier la société civile centrafricaine, qui doit être consultée. Ses représentants, qui faisaient étape jeudi à Paris, vont plaider pour une plus grande implication de la communauté internationale et le renforcement de la force africaine. Les inquiétudes sont en effet fortes après les dernières violences dans le Nord-Ouest, notamment dans la région de Bossangoa.

Tout autour de Bossangoa, les groupes d’auto-défense sont sur le pied de guerre. Après les dernières violences, les villageois se sont organisés et sont prêts à riposter comme le raconte Mgr Nongo-Aziagbia, l’évêque de Bossangoa : « Un homme nous a dit que des éléments de la Seleka l’avaient complément dépouillé. Désormais, il n’a plus rien à perdre, même s’il faut mourir. Parce que la dignité humaine a été complètement bafouée. De part et d’autre, les exactions qui sont commises sont vraiment effroyables. »

Des dizaines de milliers de personnes sont toujours réfugiées dans une école et l’évêché. Deux lieux où les conditions de vie sont très préoccupantes. Peu de nourriture, d’eau, pas d’accès au soin.

La communauté internationale doit prendre ses responsabilités

Face à la situation, la Centrafrique a besoin d’aide, plaide Mathias Morouba, le président de l’observatoire des droits de l’homme dans le pays : « Le peuple centrafricain se meurt. Nous ne pouvons pas comprendre, en tant que membre de la communauté internationale, et alors que nous sommes en train de traverser des moments difficiles de son histoire, cette communauté ne puisse pas prendre ses responsabilités. »

Une position que ces représentants de la société civile vont plaider aux Nations unies à New York où un projet de résolution sur la Centrafrique doit être débattu dès la semaine prochaine.

Les milices d’autodéfense dans la région de Bossangoa.
RFI
Les milices d’autodéfense dans la région de Bossangoa.
RFI
Victime des conflits armés.
RFI
Victime des conflits armés.
RFI
Un homme dépressif, victime des conflits armés.
RFI
Victimes des crimes de la Seleka.
RFI
Déplacés peulhs à Bossangoa.
RFI
Rencontre avec les responsables religieux et militaires à la mairie de Bossangoa.
RFI
Des responsables religieux et militaires lors de la rencontre à la mairie de Bossangoa.
RFI
Groupe de Seleka, tombés dans l'embuscade des villageois de Ndjo.
RFI
Groupe de Seleka, tombés dans l'embuscade des villageois de Ndjo.
RFI
Inhumation d’un corps par la Croix-Rouge.
RFI
Incendie criminel à Zere.
RFI
Champ de manioc détruit par les bœufs des éleveurs.
RFI

    tags: Michel Djotodia - République centrafricaine - Seleka
    Fiche Pays :
    Sur le même sujet :
    Réagissez à cet article
    Commentez cet article en tapant votre message dans la zone de texte. Le nombre de caractères est limité à 1500 ou moins.
    (1) Réaction

    Ces villageois ont été

    Ces villageois ont été courageux. Ces éléments incontrôlés et incontrôlables de la SELEKA ne comprennent que ce genre de langage: répondre à leur violence par la même violence.

    Je suis convaincu qu'à partir de maintenant ils vont revoir leur façon de faire. En attendant que ces fameuses forces de l'UA arrivent ils seront obligés d'assurer leur propre sécurité avec les moyens dont ils disposent...

    Ici, la légitime défense s'impose. Personne n'aura rien à leur reprocher.

    Fermer