Centrafrique: l’épineux désarmement des chefs de l’ex-Seleka est lancé

Des soldats de la Seleka patrouillent dans les rues de Bangui, le 30 mars 2013.
© AFP PHOTO/ SIA KAMBOU

Le désarmement des hauts gradés de l'ex-Seleka doit démarrer en début de semaine. Dans le contexte d'insécurité généralisée en République centrafricaine, la mission s'annonce délicate. Pour faire le travail, le président en exercice de la communauté économique des Etats de l’Afrique centrale, le tchadien Idriss Déby, vient d'envoyer un escadron supplémentaire de plus de 400 hommes.

Face au désordre qui règne actuellement au sein de l'ex-Seleka, éclatée en multiples factions, les hommes déployés par Ndjamena auront pour mission de réduire l'influence de généraux de l'ancienne rébellion.

Ils devront mettre en application le décret signé par Michel Djotodia. Décret qui stipule qu’un général ne doit avoir que quatre aides de camp, et un colonel, seulement deux aides de camp. Toutes les solutions sont envisagées pour y arriver, y compris la force, s’il le faut.

Les gradés sont « prévenus et ils doivent coopérer »

«Si les gens sont cantonnés, il n’y aura plus de problème. C’est uniquement pour ceux qui ne voudront pas accepter cette nouvelle mission qu’il y aura des problèmes», explique Jean-Félix Akaga, commandant de la Force multinationale en Afrique centrale, la Fomac. «Mais pour ceux qui adhèrent à cette nouvelle mission, il n’y aura pas de problème», espère-t-il.

Les généraux concernés ont été reçus par Jean-Félix Akaga et le ministre centrafricain de la Sécurité publique sur la base de la Fomac, samedi 21 septembre. «Ils ont été prévenus et ils doivent coopérer», prévient Josué Binoua, ministre de la Sécurité publique. «Il faut qu’un comité observe cela», précise-t-il. Pour le ministre, il s’agit de «prévention», «parce que mieux vaut prévenir que guérir».

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Lors de la première opération de désarmement des ex-Seleka, qui s’est achevée en milieu de semaine, seulement quelques centaines d’armes de guerre ont été récupérées. De nombreux généraux, et leurs escortes lourdement armées, continuent donc de circuler dans le pays et de faire peur à la population.

Le Grand Reportage de RFI de ce lundi 22 septembre est consacré à la crise humanitaire en République centrafricaine

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