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Article publié le : mercredi 25 septembre 2013 à 17:36 - Dernière modification le : mercredi 25 septembre 2013 à 17:36

RDC: l'opposition s'interroge sur l'efficacité des concertations nationales

Le président Joseph Kabila à l'ouverture des «concertations nationales». Kinshasa, le 7 septembre 2013.
Le président Joseph Kabila à l'ouverture des «concertations nationales». Kinshasa, le 7 septembre 2013.
AFP PHOTO/JUNIOR D. KANNAH

Par RFI

En République démocratique du Congo, alors que la fin des concertations nationales approche, l'opposition s'interroge sur l'efficacité de ces rencontres. Elle critique le gouvernement d'avoir tardé à associer l'ensemble des groupes armés aux travaux des commissions mises en place.

La fin des concertations nationales approche... Des concertations destinées à sortir le pays de la crise politique, sociale et sécuritaire qu'il traverse. Au sein des différentes commissions, on s'affaire pour présenter des conclusions. Cinq commissions au total qui travaillent chacune sur une thématique : bonne gouvernance, économie, désarmement et démobilisation des groupes armés, réconciliation, et décentralisation.

Composé du président de l'Assemblée nationale, Aubin Minaku, et du président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo, le présidium aura pour tâche ces jours-ci de faire la synthèse des résultats des cinq groupes de travail, pour en tirer une série de recommandations à adresser au chef de l'Etat.

Trop tôt et trop peu

Ces concertations ont-elles été fructueuses ? Il est trop tôt pour le dire. Mais certaines questions fâchent, et notamment la participation ou non des groupes armés à ces concertations, dont l'un des enjeux est justement de ramener paix et cohésion dans le pays.

Ce mardi, sept anciens groupes armés ont finalement été admis à participer. C'est moins que les 20 places qui avaient été promises et cela ne concerne pas les groupes armés encore actifs. Pas assez, donc, pour rassurer l'opposition sur l'efficacité de ces concertations.

Il y a 8 jours, une vingtaine de groupes armés espéraient encore prendre le train en marche. Le président du Sénat et membre du présidium des concertations avait alors reçu une délégation de groupes armés leur promettant d'examiner une liste de 20 noms. Une brèche semblait ouverte grâce notamment à la pression de certains membres de l'opposition qui estimaient que sans les groupes armés, le travail des concertations était vain.

Les vraies raisons de la guerre

Une semaine plus tard, et alors que les Commissions sont déjà en train de rédiger leurs conclusions, seuls 7 groupes armés sont finalement admis au titre d'expert. Il s'agit des groupes signataires de l'accord du 23 mars 2009 et qui n'ont pas repris les armes depuis.

Les autres, c'est-à-dire ceux qui sont encore actifs sur le terrain, sont exclus. « C'est la preuve que le gouvernement n'a pas envie que les Congolais connaissent les vraies raisons de la guerre », commente un participant.

Quant aux nouveaux venus, quelle sera leur marge de manoeuvre ? À quelques jours de la fin des discussions, Boniface Balamage Nkolo, le co-modérateur de la commission sur le désarmement, assure qu'il n'est pas question de reprendre les débats à zéro. « Mais si les nouveaux venus veulent enrichir nos recommandations ils seront les bienvenus », concède-t-il cependant.

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(5) Réactions

Il Faut une large ouverture

Il Faut une large ouverture dans l'opposition comme avec les groupes armés pour trouver une solution.les FARDC ne seront capable seul dans tout les villages pour ramener l'autorité de l'état.le mieux est de prévenir de rassemblé tout les groupes armés aujourd'hui que les attaques demain.
ça coût, une opération militaire contre les groupes armés.aujourd'hui per diem est de 50$+hotel =??, Mr Kengo faites bien le calcul !!!!!!!!!!!

En ce qui me concerne, il est

En ce qui me concerne, il est effectivement temps d'arrêter de parler et négocier à tout bout de champs avec des terroristes, car quiconque prend des armes contre la république et son peuple est rien d'autre qu'un terroriste. Surtout qu'il a été établi depuis une décennie que ces groupes existent pour servir au trafic illicite et bradage de nos richesses au profit des pays voisins rapaces et au prix de millions de morts Congolais. L'opposition a toujours demandé au gouvernement de prendre ses responsabilités pour résoudre une fois pour toute le problème de l'insécurité à l'est du pays, et maintenant que le gouvernement s'adresse aux vrais coupables (Rwanda et Ouganda) et refuse de parler aux marionnettes, la même opposition s'insurge...vas-y comprendre quelque chose !!!

la RDC est sous tutelle des

la RDC est sous tutelle des nations unies et des lobby mafieux anglo-saxons, le Rwanda et l'Ouganda ne sont que des simples marionnettes au service de cette mafia internationale éhontée.

En ce qui me concerne, il est

En ce qui me concerne, il est effectivement temps d'arrêter de parler et négocier à tout bout de champs avec des terroristes, car quiconque prend des armes contre la république et son peuple est rien d'autre qu'un terroriste. Surtout qu'il a été établi depuis une décennie que ces groupes existent pour servir au trafic illicite et bradage de nos richesses au profit des pays voisins rapaces et au prix de millions de morts Congolais. L'opposition a toujours demandé au gouvernement de prendre ses responsabilités pour résoudre une fois pour toute le problème de l'insécurité à l'est du pays, et maintenant que le gouvernement s'adresse aux vrais coupables (Rwanda et Ouganda) et refuse de parler aux marionnettes, la même opposition s'insurge...vas-y comprendre quelque chose !!!

Les vraies raisons de la

Les vraies raisons de la guerre sont à trouver à Kigali et non à Kinshasa. Car c'est Kigali qui soutient le grand groupe rebelle M23. Les autres groupes sont secondaires et disparaitront avec l'anéantissement du M23. Et l'anéantissement du M23 sera effectif grâce à une armée nationale forte, disciplinée et redoutable qui fera peur au Rwanda. La cause principale du conflit en RDC est plus exogène qu'endogène. Les concertations permettent aussi à voir clair sur la gestion du secteur minier, la décentralisation, le secteur judiciaire, etc... Des phrases comme "le gouvernement n'a pas envie que les congolais connaissent les vraies raisons de la guerre" ne font qu' alimenter des fausses rumeurs dans la société congolaise. Arrêtez avec ça. Que va dire le M23, dans les concertations, qu'il n'a pas encore dit ?

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